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jeudi 23 septembre 2010

GREEN Simon R(ichard) (Usa)
Auteur anglais né en 1955 à Bradford-on-Avon. Ecrivain prolifique, il excelle dans des genres aussi divers que la Fantasy, le Space-Opera ou le Fantastique, sachant toujours mêler un teinte d’humour à ses histoires où l’épique se conjugue avec l’aventure
Séries
DARKWOOD
1.La nuit de la lune bleue
2.Les épées de Haven
3.Les gardes de Haven
4.Par-delà la lune bleue
1 ◊ La Nuit de la lune bleue (Roman) Aventures Fantasy
Bragelonne-Fantasy, 11/2006 — 419 p., 22 € — Blue moon rising, Penguin-Roc, 4/1991 — Tr. : Cédric Perdereau — Couv. : Greg Call
Réédition : Bragelonne Milady-Poche — Ser.: Darkwood 1
Critiques : Présences d’Esprits 52 (Jean-Paul Moro) ; Science-Fiction Magazine 53 (Serge Perraud)
→ Le royaume du roi John a vécu dans la paix durant des générations, jusqu’à ce que le prince démon fasse sa réapparition du côté du Noirbois. Et voici notre roman qui commence par une aventure digne de Shrek première mouture avec, en guise de anti-héros, le prince Rupert, un cadet envoyé à l’abattoir par son propre père pour éviter une guerre civile engendrée par son antagonisme avec le prince Harald, son aîné, légitime héritier du trône. Le but de sa mission suicide : tuer un dragon. Accompagné d’une licorne plutôt de mauvais poil et pas courageuse pour un sou, il doit donc s’engager dans le Touffebois afin de récupérer dans la cabane d’une sorcière, une ancienne amie de son père le roi, la seule carte conduisant au repaire du monstrueux animal. Puis c’est le passage obligé par le Noirbois, qui porte bien son nom avec ses ténèbres à couper au couteau, la rencontre avec des gobelins guère combatifs et des démons avides de chair humaine. Des épreuves qui le conduisent à la Tanière pour y faire la connaissance d’un dragon fatigué collectionneur de papillons qui propose de l’accompagner dans son glorieux retour au pays au lieu de lui servir de descente de lit. Un voyage en sens inverse qui s’avère tout aussi périlleux, d’autant plus que Rupert ramène dans ses bagages la princesse Julia au fichu caractère, qui était promise à son frère Harald et qui a trouvé refuge dans la caverne du dragon pour échapper à cette union qu’elle ne désirait pas. Or, loin de lui souhaiter la bienvenue qu’il pensait mériter, son père le renvoie en expédition avec cette fois pour tache de retrouver le Haut Sorcier, un ensorceleur très puissant exilé du royaume depuis de nombreuses années et qui n’apprécie guère les visiteurs, mais pourtant le seul à être capable de contrer les désastres programmées que l’avènement de la Lune Bleue, celle qui libère la magie sauvage sur le monde, pourrait entraîner avec déjà des démons s’enhardissant en dehors du Noirbois et ravageant tout sur son passage. Le champion, maître épéiste s’il en est, l’accompagne dans ce nouveau périple qui ne sera pas de tout repos. Car il faudra à Rupert et ses compagnons traverser le Noirbois pour atteindre la demeure d’un Haut Sorcier peu accueillant et alcoolique. S’en suivra un déplacement dans le temps, un retour au bercail, la quête d’une épée magique, le réveil d’un dragon ensorcelé, les sinistres complots d’ambitieux Landgraves, et la révélation d’un traître qui, comme toujours dans pareil cas, faisait partie du cercle des intimes. Sans oublier pour l’apothéose un mémorable combat contre un prince démon plus vrai que nature. Un tel programme des réjouissances ne pourra sûrement pas vous ennuyer, si bien qu’à la fin du livre il est fort possible que vous en redemanderez.
HAWK & FISHER
1.Hawk & Fisher
2.Les jeux sont faits
3.Le tueur de dieu
4.Le loup dans la bergerie
5.Les neiges du déshonneur
6.Les squelettes de Haven
*Hawk & Fisher intégrale .Les épées de Haven (Recueil)
*Hawk & Fisher intégrale 2.Les gardes de Haven (Recueil)
1 ◊ Hawk & Fisher (Roman) Fantasy Detective
Bragelonne-Fantasy, 3/2004 — 256 p., 13 € — Ser. : Hawk & Fisher 1 — Hawk & Fisher, Ace, 9/1990 — Tr. Isabelle Troin — Couv. : Michael Welply
Réédition : in Les Epées de Haven, Bragelonne-Fantasy, 6/2007
Critiques : Lanfeust 64 (Dometoff/Gaspérini/Nouchka)
→ Le roman d’introduction au cycle. On connaissait Simon Green en France depuis la parution de sa série Owen Traquemort chez l’Atalante, où il développait un space opera saupoudré d’un brin de fantasy. Avec le premier tome de cette nouvelle série il s’inspire plus résolument de se second genre, tout en lui annexant, comme cela devient de plus en plus courant, une franche connotation policière. En effet si, avec Haven, nous avons une cité sombre par excellence, véritable repaire de voleurs et de jeteurs de sorts, les héros chargés d’y développer l’intrigue seront des policiers, Hawk et Fisher, un mari et sa femme, les deux rares personnes intègres du coin, qui mènent une lutte de tous les instants contre les malfaisants de tous poils qu’ils ont décidé de chasser de la ville. Leur travail débute dans ce livre par l’élimination d’un vampire, qui leur cause pas mal de problèmes, et se poursuit par une mission normalement plus tranquille : la protection rapprochée du conseiller Blackstone qu’ils doivent escorter dans une réunion donnée par Gaunt, le plus puissant sorcier de la cité. Afin de protéger la discrétion des accords politiques discutés à cette occasion, Gaunt a isolé son manoir du reste de Haven par une barrière magique durant 48 heures. Normalement, rien ne peut y entrer, ni en sortir. Et pourtant les invités, le conseiller Blackstone en premier, se font trucider les uns après les autres. Rien de bien naturel dans tout cela. A moins qu’un ennemi surnaturel soit dans la place. Ce sera à Hawk et Fisher de le débusquer, d’autant plus qu’ils sont bloqués avec lui dans ce manoir isolé du reste du monde. Un huis clos à la Dix petits nègres d’Agatha Christie intégré dans un back ground de créatures fantastiques, avec succube, sorcière, magicien et loup-garou en prime, le tout sur fond de manigances politiques et de dépravations familiales, voilà ce que nous réserve ce premier tome d’une série qui ne décevra pas les amateurs de polar, d’histoires de chambre close et de récit d’horreur.
2 ◊ Les jeux sont faits (Roman) Fantasy Detective
Bragelonne-Fantasy, 9/2004 — 265 p., 13 € — Ser. : Hawk & Fisher 2 — Hawk & Fisher 2.Winner takes all, Ace, 1/991 — Tr. : Cédric Perdereau —Couv. : Michael Welply
Réédition : in Les Epées de Haven, Bragelonne-Fantasy, 6/2007
Critiques : Lanfeust 71 (Dometoff/Gaspérini/Nouchka)
→ Ce second roman du cycle nous reconduit dans Haven, d’ordinaire une ville très dangereuse où grouillent lanceurs de sorts, voleurs et monstres en tous genres, où tout empire lorsque se profile la date des élections,. Des problèmes en perspective pour Hawk et Fisher, deux flics, mari et femme, chargés d’assurer la sécurité dans la tumultueuse cité. Cette fois ils ont été assigné à la protection rapprochée d’un certain Adamant, le candidat du parti de la Réforme, dont les éventuelles suffrages semblent en mécontenter plus d’un, et en particulier l’ambitieux Cameron Hardcastle, plutôt à ranger du côté des conservateurs, et prêt à tout pour conquérir le pouvoir. Dans cette optique il brave sans vergogne la loi interdisant de pratiquer la sorcellerie durant la période électorale en s’attachant les services du sorcier Wulf. Or ce dernier, un peu trop confiant dans ses talents, a invoqué l’Abomination, le Seigneur des Golfes, pour accélérer la victoire du camp de son maître. Mais, très vite, la terrible créature qui prend forme par la perception des hommes tout en se nourrissant de leur essence, échappe à son contrôle. C’est donc elle que Hawk et Fisher, épaulés par Stefan Medley, le principal conseiller d’Adamant, Roxanne la guerrière et Mortice le sorcier, affrontent en définitive après s’être débarrassés des mercenaires d’Hardcastle. Un combat qui n’est pas gagné d’avance et qui met la Rue de dieux à feu et à sang avec pour unique perspective, vaincre, afin que Haven ne devienne pas un véritable enfer. La suite d’une série d’héroic fantasy placée sous le signe de l’aventure qui s’adresse plutôt à un public d’adolescents, et qui se laisse lire sans déplaisir.
3 ◊ Le tueur de dieux (Roman) Fantasy Detective
Bragelonne-Fantasy, 2/2005 — 236 p., 13 € — Ser. : Hawk & Fisher 3 — Hawk & Fishr 3.The god Killerr, Ace, 9/1991 — Tr. : Cédric Perdereau — Couv. : Michael Welply —
Réédition : in Les Epées de Haven, Bragelonne-Fantasy, 6/2007
Critiques : Fantasy RPG 1 (Yannick Peignard)
→ Cette troisème aventure des deux enquêteurs d’élite que sont Hawk et Fisher commence en les voyant résoudre une série de meurtres impliquant l’homoncule d’un sorcier. Puis le couple, qui n’a ni sa langue ni son épée dans sa poche, est affecté à la Brigade des Dieux, une équipe opérant dans Rue des Dieux où trois Etres, comme on le appelle, viennent d’être tués. Or, si la Brigade a l’habitude de traiter les bizarreries du coin, elle ne s’y entend pas du tout en meurtre. Toutefois, travailler avec la Garde n’est pas aussi dans ses habitudes. Il faut cependant que les deux parties parviennent à s’entendre pour que la tranquillité revienne quelque peu dans Haven, ville sombre et dangereuse s’il en est. Pour cela le reste de la Brigade s’efforce d’empêcher la Rue des Dieux de se transformer en véritable enfer, tandis que Hawk et Fisher joignent leurs talents pour se lancer sur la piste d’assassins insaisissables, piste qui les conduit vers la conclusion d’une enquête réellement surprenante.
4 ◊ Le loup dans la bergerie (Roman) Fantasy Detective
Bragelonne-Fantasy, 6/2005 — 238 p., 13 € — Ser. : Hawk & Fisher 4 — Hawk & Fisher 4.Wolf in the food, Ace, 8/1991 — Tr. : Cédric Perdereau — Couv. : Michael Welply
Réédition : in Les gardes de Haven, Bragelonne-Fantasy, 6/2007
Critiques : www.actusf.com (Jérôme Vincent) ; Faeries 19 (François Manson)
→ Dans ce quatrième tome de la série, Simon R. Green nous invite à suivre une nouvelle aventure du couple de capitaines de la garde de la cité de Haven, les redoutables Hawk et Fisher. Après avoir rétabli l’ordre dans la Rue des Dieux, une repaire de mécréants en tous genres, ils sont lancés sur les traces d’un espion de haut vol qui, après avoir tué le sorcier qui lui avait procuré une identité d’emprunt, s’est réfugié dans la tour MacNeil, une demeure ancestrale située hors de la ville propriété d’une honorable famille aristocratique. Or celle-ci est en deuil car la jeune Jamie MacNeil a convié tous ses parents à l’ouverture du testament faisant suite à la mort de son père. Un événement qui entraîne l’isolement de la tour durant vingt-quatre heures grâce à un sort approprié. Se faisant passer pour des lointains cousins avec l’aval de leurs supérieurs, qui se gardent bien de les couvrir en cas d’échec, Hawk et Fisher pénètrent dans la demeure. Très vite ils y sont confrontés à une série de meurtres autant horribles qu’inexplicables. Menant leur enquête ils ne tardent pas à découvrir que ces événements sont liés au terrible secret de la famille MacNeil, le tout dans une ambiance de film à la Hammer, de huis clos sanglant et d’énigme à la Agatha Christie avec, en prime, un clin d’oeil du côté de la malédiction du loup-garou. Bref, un bon moment de détente qui mériterait, comme les autres romans de la série, une judicieuse adaptation cinématographique dont l’auteur, travaillant à l’occasion pour un sitcom diffusée à la télévision britannique, aurait bien pu s charger.
5 ◊ Les neiges du déshonneur (Roman) Fantasy Detective
Bragelonne-Fantasy, 11/2005 — 223 p., 13 € — Ser. : Hawk & Fisher 5 — Hawk & Fisher 5.Guard against dishonor, Ace, 12/1991 — Tr. : Cédric Perdereau — Couv. : Michael Welply
Réédition : in Les gardes de Haven, Bragelonne-Fantasy, 6/2007
→ Le cinquième titre du cycle de Hawk & Fisher nous ramène dans une Haven où la guerre au crime reste éternelle. Dans cet océan de perversion qui grouille de lanceurs de sorts, de voleurs et de monstres en tous genres, seuls deux êtres demeurent insensibles à la vague de corruption qui submerge la population, du plus humbles au plus puissants. Dés lors ils sont les ennemis jurés des malfrats de tous poils qui, ne parvenant pas à les éliminer par la force, n’attendent qu’une occasion pour s’en débarrasser d’une autre manière. Cette opportunité se présente lorsque le couple de garde tente maladroitement d’empêcher la prolifération d’une nouvelle drogue surpuissante qui pourrait mettre la ville à feu et à sang. Tirant les ficelles des marionnettes que sont certains de leurs amis hauts placés, les pires criminels parviennent à décider leurs supérieurs à les séparer. Fisher est affectée à la surveillance de négociations secrètes dont l’emplacement semble être devenu un secret de polichinelle. Hawk, quant à lui, continue d’enquêter sur le trafic de drogue qui lui a joué un si mauvais tour. Et qui va lui en jouer un autre, car ses investigations le conduisent tout droit vers un capitaine de la garde que tout le monde dit corrompu, et qui n’est autre que sa propre femme : Isobel Fisher. L’amour pourra-t-il triompher de cette nouvelle épreuve ? Telle est la question à la quelle répond ce nouvel opus d’une série qui captive très vite l’intérêt des lecteurs.
6 ◊ Les squelettes de Haven (Roman) Fantasy Detective
Bragelonne-Fantasy, 4/2006 — 256 p., 13 € — Ser. : Hawk & Fisher 6 — Hawk & Fisher 6.The bones of Haven, Ace, 12/1991 — Tr. : Cédric Perdereau — Couv. : Michael Welply
Réédition : in Les gardes de Haven, Bragelonne-Fantasy, 6/2007
→ Ce dernier volume du cycle continue d’explorer Haven, cité antique, est couverte de bâtiments parfois érigés sans le avoir sur des tombes béantes. Haven, ville sombre et dangereuse, grouillant de sorciers, de voleurs et monstres en tous genres. Haven, territoire de prédilection de deux flics pas comme les autres : Hawk et Fisher, mari et femme, craints par tous les malfrats du coin qui redoutent tout autant leur intégrité que leur remarquable efficacité. Cette fois les capitaines de la Garde de Haven ont été engagés par une escouade de choc afin de réprimer la mutinerie d’une prison. Leur travail, empêcher coûte que coûte les magiciens enfermés dans le quartier de haute sécurité de s’évader. L’affaire se conclut par l’incendie et le ravage de l’Aile Infernal qui abritait les mutins, mais aussi par la mort de ces derniers, ainsi que par l’évasion de Wulf le Saxon, un escroc de haut vol qui, aussitôt dehors allait s’employer à tirer vengeance de tous ceux qui avaient voulu lui nuire. Cependant pour Hawk et Fisher l’affaire sitôt conclue, ils repartaient en campagne pour une mission encore plus délicate : la protection des souverains de Haven et d’Outremer sur le point de signer un traité de paix. Or la cessation des hostilités ne faisait pas l’affaire des profiteurs de guerre s’engraissant dans les deux camps. Et voilà donc les têtes couronnées transformées en cibles vivantes. Bien entendu, Hawk et Fisher sont en premières lignes, et ils entendent bien se tirer sans problème de ce nouveau défi. Or voilà que dans Champion House deux êtres se sacrifient pour ouvrir la Porte Inconnu. Derrière des âmes attendaient, des esprits de pauvres victimes assassinées sans vergogne au cours des siècles qui, après avoir hurlé sous les couteaux de bourreaux, n’espéraient plus qu’une chose : se venger des hommes et semer mort et désolation dans les rues de Haven. Face au déferlement de ces êtres d’Outre-tombe, la cité et ses habitants semblent irrémédiablement condamnée. A moins que le sorcier Tempête puisse opérer un sacrifice salvateur celui de deux braves qui ont pour nom… Hawk et Fisher. Une nouvelle aventure de ces bretteurs virevoltants, dignes héritiers de Fahrd et du Souricier Gris de ce cher Fritz Leiber, nous entraînant une fois de plus dans une histoire marquée par le souffle de la noire magie.
◊ Les épées de Haven (Recueil de romans) Fantasy Detective
Bragelonne-Fantasy, 6/2007 — 597 p., 25 € — Ser. : Hawk & Fisher Intégrale 1 — Tr. : Cédric Perdereau & Isabelle Troin — Couv. : Marc Simonetti — Sommaire :
Hawk & Fisher (Tr. : Isabelle Troin)
Les jeux sont faits (Tr. : Cédric Perdereau)
Le tueur de dieux (Tr. : Cédric Perdereau)
Réédition : Bragelonne Milady-Poche, 3/2010 — 704 p., 9 € — Ser. : Darkwood 2 — Couv. : Miguel Coimbra
→ La reprise en 1 omnibus des trois premiers titres de la série. On commence par Hawk & Fisher, le roman d’introduction au cycle. On connaissait Simon Green en France depuis la parution de sa série Owen Traquemort chez l’Atalante, où il développait un space opera saupoudré d’un brin de fantasy. Avec le premier tome de cette nouvelle série il s’inspire plus résolument de se second genre, tout en lui annexant, comme cela devient de plus en plus courant, une franche connotation policière. En effet si, avec Haven, nous avons une cité sombre par excellence, véritable repaire de voleurs et de jeteurs de sorts, les héros chargés d’y développer l’intrigue seront des policiers, Hawk et Fisher, un mari et sa femme, les deux rares personnes intègres du coin, qui mènent une lutte de tous les instants contre les malfaisants de tous poils qu’ils ont décidé de chasser de la ville. Leur travail débute dans ce livre par l’élimination d’un vampire, qui leur cause pas mal de problèmes, et se poursuit par une mission normalement plus tranquille : la protection rapprochée du conseiller Blackstone qu’ils doivent escorter dans une réunion donnée par Gaunt, le plus puissant sorcier de la cité. Afin de protéger la discrétion des accords politiques discutés à cette occasion, Gaunt a isolé son manoir du reste de Haven par une barrière magique durant 48 heures. Normalement, rien ne peut y entrer, ni en sortir. Et pourtant les invités, le conseiller Blackstone en premier, se font trucider les uns après les autres. Rien de bien naturel dans tout cela. A moins qu’un ennemi surnaturel soit dans la place. Ce sera à Hawk et Fisher de le débusquer, d’autant plus qu’ils sont bloqués avec lui dans ce manoir isolé du reste du monde. Un huis clos à la Dix petits nègres d’Agatha Christie intégré dans un back ground de créatures fantastiques, avec succube, sorcière, magicien et loup-garou en prime, le tout sur fond de manigances politiques et de dépravations familiales, voilà ce que nous réserve ce premier tome d’une série qui ne décevra pas les amateurs de polar, d’histoires de chambre close et de récit d’horreur. Le second roman, Les jeux sont faits, nous reconduit dans Haven, d’ordinaire une ville très dangereuse où grouillent lanceurs de sorts, voleurs et monstres en tous genres, où tout empire lorsque se profile la date des élections,. Des problèmes en perspective pour Hawk et Fisher, deux flics, mari et femme, chargés d’assurer la sécurité dans la tumultueuse cité. Cette fois ils ont été assigné à la protection rapprochée d’un certain Adamant, le candidat du parti de la Réforme, dont les éventuelles suffrages semblent en mécontenter plus d’un, et en particulier l’ambitieux Cameron Hardcastle, plutôt à ranger du côté des conservateurs, et prêt à tout pour conquérir le pouvoir. Dans cette optique il brave sans vergogne la loi interdisant de pratiquer la sorcellerie durant la période électorale en s’attachant les services du sorcier Wulf. Or ce dernier, un peu trop confiant dans ses talents, a invoqué l’Abomination, le Seigneur des Golfes, pour accélérer la victoire du camp de son maître. Mais, très vite, la terrible créature qui prend forme par la perception des hommes tout en se nourrissant de leur essence, échappe à son contrôle. C’est donc elle que Hawk et Fisher, épaulés par Stefan Medley, le principal conseiller d’Adamant, Roxanne la guerrière et Mortice le sorcier, affrontent en définitive après s’être débarrassés des mercenaires d’Hardcastle. Un combat qui n’est pas gagné d’avance et qui met la Rue de dieux à feu et à sang avec pour unique perspective, vaincre, afin que Haven ne devienne pas un véritable enfer. La suite d’une série d’héroic fantasy placée sous le signe de l’aventure qui s’adresse plutôt à un public d’adolescents, et qui se laisse lire sans déplaisir. Le troisième récit enfin, Le tueur de dieux, nous propose une nouvelle aventure des deux enquêteurs d’élite que sont Hawk et Fisher. Cette fois, ils commencent par résoudre une série de meurtres impliquant l’homoncule d’un sorcier. Puis le couple, qui n’a ni sa langue ni son épée dans sa poche, est affecté à la Brigade des Dieux, une équipe opérant dans Rue des Dieux où trois Etres, comme on le appelle, viennent d’être tués. Or, si la Brigade a l’habitude de traiter les bizarreries du coin, elle ne s’y entend pas du tout en meurtre. Toutefois, travailler avec la Garde n’est pas aussi dans ses habitudes. Il faut cependant que les deux parties parviennent à s’entendre pour que la tranquillité revienne quelque peu dans Haven, ville sombre et dangereuse s’il en est. Pour cela le reste de la Brigade s’efforce d’empêcher la Rue des Dieux de se transformer en véritable enfer, tandis que Hawk et Fisher joignent leurs talents pour se lancer sur la piste d’assassins insaisissables, piste qui les conduit vers la conclusion d’une enquête réellement surprenante.
◊ Les gardes de Haven (Recueil de romans) Fantasy Detective
Bragelonne-Fantasy, 2/2008 — 597 p., 25 € — Ser. : Hawk & Fisher Intégrale 2 — Tr. : Cédric Perdereau — Couv. : Marc Simonetti — Sommaire :
Le loup dans la bergerie
Les neiges du déshonneur
Les squelettes de Haven
Réédition : Bragelonne Milady-Poche, 3/2010 — 700 p., 9 € — Couv. : Miguel Coimbra
→ Le deuxième tome d’une Intégrale qui réunit les trois derniers volumes de la série Haw & Fisher mettant en scène le plus célèbre couple de garde de la sombre et dangereuse cité de Haven. Dans Le loup dans la bergerie, quatrième tome de la série, Simon R. Green nous invite à suivre une nouvelle aventure du couple de capitaines de la garde de la cité de Haven, les redoutables Hawk et Fisher. Après avoir rétabli l’ordre dans la Rue des Dieux, une repaire de mécréants en tous genres, ils sont lancés sur les traces d’un espion de haut vol qui, après avoir tué le sorcier qui lui avait procuré une identité d’emprunt, s’est réfugié dans la tour MacNeil, une demeure ancestrale située hors de la ville propriété d’une honorable famille aristocratique. Or celle-ci est en deuil car la jeune Jamie MacNeil a convié tous ses parents à l’ouverture du testament faisant suite à la mort de son père. Un événement qui entraîne l’isolement de la tour durant vingt-quatre heures grâce à un sort approprié. Se faisant passer pour des lointains cousins avec l’aval de leurs supérieurs, qui se gardent bien de les couvrir en cas d’échec, Hawk et Fisher pénètrent dans la demeure. Très vite ils y sont confrontés à une série de meurtres autant horribles qu’inexplicables. Menant leur enquête ils ne tardent pas à découvrir que ces événements sont liés au terrible secret de la famille MacNeil, le tout dans une ambiance de film à la Hammer, de huis clos sanglant et d’énigme à la Agatha Christie avec, en prime, un clin d’oeil du côté de la malédiction du loup-garou. Bref, un bon moment de détente qui mériterait, comme les autres romans de la série, une judicieuse adaptation cinématographique dont l’auteur, travaillant à l’occasion pour un sitcom diffusée à la télévision britannique, aurait bien pu s charger. Le cinquième titre, Les neiges du déshonneur, nous ramène dans une Haven où la guerre au crime reste éternelle. Dans cet océan de perversion qui grouille de lanceurs de sorts, de voleurs et de monstres en tous genres, seuls deux êtres demeurent insensibles à la vague de corruption qui submerge la population, du plus humbles au plus puissants. Dés lors ils sont les ennemis jurés des malfrats de tous poils qui, ne parvenant pas à les éliminer par la force, n’attendent qu’une occasion pour s’en débarrasser d’une autre manière. Cette opportunité se présente lorsque le couple de garde tente maladroitement d’empêcher la prolifération d’une nouvelle drogue surpuissante qui pourrait mettre la ville à feu et à sang. Tirant les ficelles des marionnettes que sont certains de leurs amis hauts placés, les pires criminels parviennent à décider leurs supérieurs à les séparer. Fisher est affectée à la surveillance de négociations secrètes dont l’emplacement semble être devenu un secret de polichinelle. Hawk, quant à lui, continue d’enquêter sur le trafic de drogue qui lui a joué un si mauvais tour. Et qui va lui en jouer un autre, car ses investigations le conduisent tout droit vers un capitaine de la garde que tout le monde dit corrompu, et qui n’est autre que sa propre femme : Isobel Fisher. L’amour pourra-t-il triompher de cette nouvelle épreuve ? Telle est la question à la quelle répond ce nouvel opus d’une série qui captive très vite l’intérêt des lecteurs. Enfin Les squelettes de Haven, dernier volume du cycle continue d’explorer Haven, cité antique, est couverte de bâtiments parfois érigés sans le avoir sur des tombes béantes. Haven, ville sombre et dangereuse, grouillant de sorciers, de voleurs et monstres en tous genres. Haven, territoire de prédilection de deux flics pas comme les autres : Hawk et Fisher, mari et femme, craints par tous les malfrats du coin qui redoutent tout autant leur intégrité que leur remarquable efficacité. Cette fois les capitaines de la Garde de Haven ont été engagés par une escouade de choc afin de réprimer la mutinerie d’une prison. Leur travail, empêcher coûte que coûte les magiciens enfermés dans le quartier de haute sécurité de s’évader. L’affaire se conclut par l’incendie et le ravage de l’Aile Infernal qui abritait les mutins, mais aussi par la mort de ces derniers, ainsi que par l’évasion de Wulf le Saxon, un escroc de haut vol qui, aussitôt dehors allait s’employer à tirer vengeance de tous ceux qui avaient voulu lui nuire. Cependant pour Hawk et Fisher l’affaire sitôt conclue, ils repartaient en campagne pour une mission encore plus délicate : la protection des souverains de Haven et d’Outremer sur le point de signer un traité de paix. Or la cessation des hostilités ne faisait pas l’affaire des profiteurs de guerre s’engraissant dans les deux camps. Et voilà donc les têtes couronnées transformées en cibles vivantes. Bien entendu, Hawk et Fisher sont en premières lignes, et ils entendent bien se tirer sans problème de ce nouveau défi. Or voilà que dans Champion House deux êtres se sacrifient pour ouvrir la Porte Inconnu. Derrière des âmes attendaient, des esprits de pauvres victimes assassinées sans vergogne au cours des siècles qui, après avoir hurlé sous les couteaux de bourreaux, n’espéraient plus qu’une chose : se venger des hommes et semer mort et désolation dans les rues de Haven. Face au déferlement de ces êtres d’Outre-tombe, la cité et ses habitants semblent irrémédiablement condamnée. A moins que le sorcier Tempête puisse opérer un sacrifice salvateur celui de deux braves qui ont pour nom… Hawk et Fisher. Une nouvelle aventure de ces bretteurs virevoltants, dignes héritiers de Fahrd et du Souricier Gris de ce cher Fritz Leiber, nous entraînant une fois de plus dans une histoire marquée par le souffle de la noire magie.
NIGHTSIDE
1.Vieux démons
2.L’envers vaut l’endroit
3.La complainte du Rossignol
2 ◊ L’envers vaut l’endroit (Roman) Fantasy Detective
Bragelonne-L’Ombre, 6/2007 — 253 p., 9,99 € — Ser. : Nightside 2 — Agents of light and darkness, Ace, 11/2003 — Tr. : Grégory Bouet — Couv. : Jonathan Barkat
→ Après Vieux démons, premier volume de cette série, Simon R. Green, qui nous régale déjà du cycle de Hawk et Fisher toujours aux éditions Bragelonne, revient au côté sombre de son imaginaire pour nous replonger dans le Nigtside, le cœur maléfique de Londres afin d’y suivre une nouvelle aventure de John Taylor, un détective pas comme les autres doté d’un talent particulier pour trouver ce qui est caché. Cette fois il va être entraîné dans une fabuleuse quête du Graal impie, la coupe de Judas irradiant le mal et le pouvoir avec, pour commanditaire, un étrange personnage envoyé par le Vatican. Une recherche d’autant plus cruciale que cette relique confère un pouvoir absolu capable de corrompre l’âme la plus pure et qu’anges et démons lancés sur sa trace sont prêts à tout pour la récupérer. Autant dire tout de suite que John Taylor est l’homme idéal pour mener cette aventure à son terme. Néanmoins, en tripatouillant cette sacrée fourmilière, il mettra pas mal de monde sur ses basques et, cette fois, il lui faudra bien compter sur l’aide de Suzy la Mitraille pour sortir indemne de cette virée dans le Nigthside. Un roman court et haletant où, entre courses-poursuites et échanges sanglants, nous partageons les angoisses d’un héros toujours rongé par le mystère de ses origines.
3 ◊ La complainte du Rossignol (Roman) Fantasy Detective
Bragelonne-L’Ombre, 10/2007 — 251 p., 9,99 € — Ser. : Nightside 3 — Nightingale’s lament, Ace, 5/2004 — Tr. : Grégory Bouet — Couv. : Jonathan Barkat
→ Dans les deux précédents opus de la série, Vieux démons et L’envers vaut l’endroit, publiés dans la même collection, nous avions fait la connaissance de John Taylor, un détective plutôt à part qui a choisi comme terrain de prédilection pour mener ses enquêtes le Nightside, entendez la jumelle maléfique de Londres où des créatures surnaturelles passent des pactes innommables avec de funestes divinités. C’est là qu’il exerce son talent particulier de fin limier lui permettant de retrouver n’importe qui, n’importe où. Une réputation qui lui vaut d’être contacté par la famille du Rossignol, une chanteuse plutôt paumée qui s’emble s’être volatilisé. Derrière elle les suicides s’enchaînent, comme si des fans n’avaient pas pu résister à l’appel de sa voix mortelle. C’est au timbre peu ordinaire de cette diva que John Taylor va être confronté, et pour l’aider dans cette délicate mission il aura besoin de l’appuie d’êtres tout aussi singuliers comme le fameux Dead Boy le ressuscité et Julien le Magnifique, le rédacteur en chef du Night Times. La suite d’un cycle pouvant s’apparenter à la dark fantasy où l’auteur, décidément à l’aise dans tous les genres d’écritures (SF avec la série Traquemort, fantasy avec celle de Hawk & Fisher et La nuit de la lune bleue) nous montre qu’il manie aussi à merveille le frisson et l’humour.
OWEN TRAQUEMORT
6.L’héritage
6 ◊ L’héritage (Roman) Space Fantasy
L’Atalante-La Dentelle du Signe, 8/2007 — 544 p.,23 € — Ser. : Owen Traquemort 6 — Deathstalker 6.Legacy, Orion-Gollancz, 12/2002 — Tr. : Arnaud Mousnier-Lompré — Couv. : Olivier Vatine
Critiques :
www.actusf.com (Jean Rebillat) ; Science-Fiction Magazine 54 (Emmanuel Collot)
→ Voilà deux cents ans que l’impératrice Lionnepierre est morte et qu’Owen Traquemort a disparu.. Sur le trône à présent est installé un jeune roi, Douglas Campbell, un ancien parangon, une troupe d’élite chargée de faire régner la paix dans l’empire. Un empire qui court cependant un grave danger car, dans l’ombre un puissant comploteur ne rêve que de le détruire. Dans la lutte incertaine qui s’annonce le roi peut cependant compter sur son ami, Lewis Traquemort, un lointain descendant du héros disparu, bien que ce dernier soit victime d’une cabale destinée à le déstabiliser. Aidés de la future reine, la belle Jasmine, ces nouveaux héros vont devoir lutter à la fois contre le ver qui gangrène leur entourage, et contre la Terreur déboulant des confins de l’empire. Le début d’un nouveau cycle de space fantasy où l’auteur, conservant l’ambiance de la série met en place une nouvelle galerie de personnages qu’il fait évoluer dans le canevas éprouvé des premiers volumes du cycle.
Nouvelles
Tueur d’hommes
In Fantasy 2007, Bragelonne-Fantasy, 6/2007 — Manslayer — Tr. : Nenad Savic

dimanche 19 septembre 2010

McINTOSH Fiona (Gb)
Ayant grandi et fait ses études à Brighton, cet auteur anglais émigra à Londres pour travailler dans les relations publiques avant de découvrir l’Australie au cours d’un tour du monde et de s’installer à Adélaïde avec son mari et ses enfants. C’est là bas qu’elle écrivit les premiers volumes de sa trilogie de fantasy « Le dernier souffle » qui connaît depuis une renommée internationale
Séries
LE DERNIER SOUFFLE
1.Le don
2.Le sang
3.L’âme
2 ◊ Le sang (Roman) Aventures Fantasy
Bragelonne-Fantasy, 5/2007 — 459 p., 25 € — Ser. : Le dernier souffle 2 — The quickenning 2.Blood and memory, Voyager Australie, 2003 — Tr. : Frédéric Le Berre — Couv. : Sarry Long

→ Devenu commandant en chef des armées de Morgravia, un poste qui lui était dévolu depuis sa naissance, Wyl Thirsk a pu prendre la mesure de la cruauté sadique de son souverain, le prince Celimus. Voir son meilleur ami décapité sous ses yeux, apprendre que sa sœur a été torturée et que l’homme qui l’a élevé a été envoyé vers une mort certaine, tout cela est l’œuvre du despote qui règne sur la Morgavia et qui se délecte des souffrances des autres. Et voilà que, qu’un geste de bonté envers une sorcière condamnée au bûcher, entraîne la colère de son seigneur et maître. Dés lors ce dernier l’envoie dans une mission suicide à la cour de Briavel afin de demander en son nom la main de la jeune et belle reine Valentyna, tout en préparant dans l’ombre son assassinat. Or ce que ne sait pas Celinius, c’est que sur le point de mourir, la sorcière Myrren a offert à Wyl un étrange don, ceui du Dernier Souffle. Un capacité magique qui permet à l’esprit d’un mourant de s’imposer dans celui de son meurtrier. Ainsi lorsque l’assassin Romen Korreldy l’avait tué, Thirks était devenu ce dernier et, plus tard, quand Romen avait péri à son tour sous la lame de Faerylde Coombe, se cachant sous les traits de la putain Hildyth, une femme assassin de haute volée, il avait endossé un nouveau corps, encore plus étranger, et féminin de surcroît. Rattrapé par le mercenaire Aremys à la solde de Jessom, le fidèle conseiller du roi Celimus, il est ramené à la cour de ce dernier qui le charge d’une double mission : retrouver a propre sœur Ylena Thirsk et la tuer, puis porter une nouvelle demande en mariage à la reine Valentyna et l’éliminer en cas de refus. Pendant ce temps le jeune Fynch s’est lancé sur ses traces accompagné de Filou, le jeune chiot de la sorcière Myrren, devenu un redoutable molosse, et guidé par une vois surnaturelle. De son côté Ylena a échappé de justesse à l’incendie du monastère où elle s’était réfugiée et Wyl compte ardemment sur la bravoure de la tenace Elspyth pour la retrouver car elle le lui avait promis quand, alors qu’il portait l’identité de Romen Koreldy, il lui avait assuré que de son côté il irait rechercher dans les Razors Lothryn, l’homme des montagnes dont elle était amoureuse et qui avait tiré Wil des griffes de Cailech, le cruel roi barbare du nord. Alors que bien des trajectoires converges vers Felrawthy où Ylena espère trouver refuge et protection contre les tentatives d’assassinats de Celimus, Wil continue de se débattre dans un corps qui n’est pas le sien et qu’il lui faut cependant apprendre à connaître, tout en jouant un jeu très dangereux avec le prince sadique responsable de tous les maux qui l’accablent, et avec une seule pensée en tête : retrouver le vrai père de Myrren afin d’en apprendre plus sur le don maudit qui a plongé sa vie dans le chaos et qui menace désormais de détruire les trois royaumes. La suite d’une série écrite par une britannique installée en Australie admiratrice de l’œuvre de Robin Hobb, devenue son amie, et de celle du canadien Guy Gavriel Kay, qui a su développer un univers original avec des héros fascinants confrontés à des épreuves qui peuvent s’avérer horribles et emportés dans un torrent d’aventures jalonnées de multiples rebondissements.
3 ◊ L’âme (Roman) Aventures Fantasy
Bragelonne-Fantasy, 2/2008 — 504 p., 25 € — Ser. : Le dernier souffle 3 — The quickening trilogy 3.Bridge of souls, Voyager Australia, 2004 — Tr. : Frédéric Le Berre — Couv. : Sarry Long

→ Poursuivi par la malédiction de la sorcière Myrren qui la fait don du dernier souffle, cette capacité qui permet à l’esprit d’un mourant de se transférer et de s’imposer dans celui de son meurtrier, Wyl Thirsk est désormais prisonnier du corps d’une personne qui lui fut très chère. Mais, alors qu’il a toutes les peines du monde à s’habituer à sa nouvelle enveloppe féminine, il doit en plus assister à la concrétisation de se spires cauchemars en encourageant le mariage de la Valentyna, la reine de Briavel avec l’être qu’il hait le plus au monde, le roi Lelimus. Or c’est justement ce dernier que Wyl doit éliminer afin de devenir roi de Morgravia, condition imposée par la sorcière pour le débarrasser du dernier souffle. Un but qui l’entraîne dans une suite de combats dont il n’a que très peu de chances de sortir vivant. De son côté le jeune Fynche, qui s’était lancé sur ses traces accompagné de Filou, le jeune chiot de la sorcière, a été doté par Elysius de pouvoirs terrifiants qui le tue à petit feu. Toutefois, lui aussi est prêt à tous les sacrifices et il nous entraîne avec Wyl vers une fin en apothéose de cette trilogie marquée par l’intervention de créatures mythiques telles que licornes et dragons, et mise en valeur par la finesse de description des caractères de ses personnages évoluant à travers toute la vaste gamme des sentiments humains.
LA TRILOGIE VALISAR
1.L’exil
2.Le tyran

1 ◊ L’exil (Roman) Aventures Fantasy
Bragelonne-Fantasy, 12/2008 — 480 p., 28 € — Ser. : La trilogie Valisar 1 — The Valisar trilogy 1.Royal exile, London-Voyager, 2008 — Tr. : Isabelle Pernot — Couv. : Frédéric Perrin (édition reliée)
Réédition : Bragelonne-Fantasy, 3/2010 — 480 p., 19,90 € — Couv. : Frédéric Perrin (édition brochée)
Critiques :
http://librairie.critic.over-blog.fr/ (Mitificus)
→ Loethar est un tyran impitoyable. Dévora par l’ambition, il ne se satisfait jamais des nouveaux territoires que sa terrifiante armée de mercenaires et de renégats lui conquiert à la pointe de l’épée. Car Loethar ne veut pas simplement gouverner des royaumes : il rêve de régner sur un Empire. Pour parvenir à ses fins le royaume de Penraven se dresse sur sa route. Bien sûr, c’est un pays riche avec un port de première importance, des côtes étendues et d’abondantes ressources naturelles, mais il ne diffère pas en cela de bien d’autres régions qui sont tombées dans l’escarcelle du tyran. Non, ce qui l’attire à Penraven c’est la magie. Car Loethar rêve de posséder des bribes du pouvoir des sorciers. Or, tous les héritiers Valisar assis sur le trône de Penraven sont dotés du pouvoir de coercition, c'est-à-dire de la faculté de soumettre entièrement les gens à leur volonté. Le roi Brennus, neuvième de la lignée des Valisars, n’échappe pas à cette règle. Désormais le tyran n’a plus qu’un seul but : s’imprégner de la magie de ces êtres d’exception afin que plus personne ne soit en mesure de contrecarrer ses démentielles ambitions. Pendant ce temps à Penraven, la reine a donné naissance à une fille morte à la naissance, et doit reporter son affection sur un fils adoptif. Mais Loethar et son armée, qui ont conquis plus de la moitié du royaume, arrive aux portes de la capitale du royaume, et le tyran est bien décidé à ne faire aucun quartier. Comprenant que malgré la bravoure de ses soldats les forces de Penraven ne pourront plus résister longtemps aux envahisseurs, le roi Brennus décide de confier une tache de primordiale importance à chacun des fils de son légat. Gavriel de Vis hérite du périlleux honneur de protéger coûte que coûte le jeune prince Léonel, dernier héritier du royaume. Quant à son jumeau, Corbel, il lui échoit une mission aussi dangereuse que mystérieuse qui pourra fort bien décider de l’avenir du royaume face à la déferlante des hordes barbares surgies des grandes steppes du sud. Après la trilogie du Dernier souffle, cette romancière australienne nous livre le premier tome d’une série un peu plus sombre où plane l’ombre du cannibalisme et de la pédophilie dont l’intrigue se développe à un rythme haletant basée essentiellement sur la thématique du héros en fuite confronté à de nombreux périls pour trouver ceux qui l’aideront à triompher des forces du mal assaillant son pays.
2 ◊ Le tyran (Roman) Aventures Fantasy
Bragelonne-Fantasy, 3/2010 — 494 p., 28 € — Ser. : Trilogie de Valisar 2 — The Valisar trilogy 2.Tyrant’s blood, Eos, 9/2009 — Tr. : Denis Pernot — Couv. : Frédéric Perrin
→ Loethar, le redoutable chef de guerre des barbares des steppes likuriennes, est parvenu à ses fins : il a conquis l’Ensemble Denova avec son armée de mercenaires et s’est installé dans le premier de ces royaumes, Penraven, un pays riche doté d’un port important, dirigé par les Valisar, un lignée magique dont tous les héritiers naissent avec le don de coercition qui permet d’imposer sa volonté à tous ceux qu’ils approchent. Dix ans ont passé depuis la conquête et Loethar, qui s’est confortablement installé sur le trône de Penraven en tant qu’Empereur, s’efforce d’intégrer son peuple à ma population de l’Ensemble. Pour cela il sait faire preuve d’un peu plus de diplomatie et évite d’avoir recours à sa proverbiale violence qui lui a fait exterminer la lignée royale de Valisar. Pas toute cependant, car des héritiers sont encore en vie et, à travers eux perdure le fabuleux pouvoir qui leur permet de dominer leurs congénères. Protégés par des fidèles alliés ils sont désormais prêt à toute tenter pour éliminer le tyran et c’est leur lutte inflexible que nous allons suivre tout le long du deuxième tome de cette trilogie. Un roman où Fiona McIntosh déploie une fois de plus tout son talent de meneuse d’intrigues, rassemblant au fil des pages tout un lot de personnages dont les trajectoires entrecroisées, tendent toute vers un même but : la vengeance. Un livre présentée en édition reliée, tandis que paraît en parallèle l’édition brochée du premier tome, L’exil.
Sur Fiona McIntosh
► « Entretien avec Fiona McIntosh » par Nero sur le site www.fantasy.fr à l’occasion de la sortie du Le dernier souffle 1.Le don aux éd. Bragelonne, 12/2006.

samedi 18 septembre 2010

MORGAN Richard (Gb)
Auteur britannique né à Londres en 1965. Ayant entamé une carrière d’écrivain de SF, notamment dans le cyberpunk, il s’est également tourné vers la Fantasy avec un premier roman « Rien que de l’acier » où il abordait sans fard le, thème de l’homosexualité
Série
TERRE DE HEROS
1.Rien que de l’acier
1 ◊ Rien que de l’acier (Roman) Heroic Fantasy
Bragelonne-Fantasy, 3/2010 — 456 p., 22 € — Ser. : Terre de héros 1 — The land fit for heroes 1. The steel remains, Gollancz, 2008 — Tr. : Cédric Perdereau — Couv. : Jean-Sébastien Rossbach
Critiques :
www.actusf.com (Jérôme Vincent) ; www.phenixweb.net (Miss Mopi)
→ Avec ce premier roman de Fantasy, l’auteur américain Richard Morgan, déjà connu en France pour ses romans de SF (Carbone modifié, Furies déchaînés) également publiés chez Bragelonne, nous propose de suivre la trace de trois héros au sein d’un univers d’une extrême cruauté. Ringil , tout d’abord, un ancien héros de guerre qui a combattu pour la gloire de l’Empire et participé à la bataille de la passe des gibets où l’alliance des hommes et des kiriaths a repoussé les terribles Ecailleux. Repoussé par sa famille, il vit désormais en exil, gagnant son pain en racontant ses exploits dans les auberges, jusqu’au jour où sa mère vient taper à sa porte pour lui demander de retrouver sa cousine vendue comme esclave. Dame Archet ensuite, à moitié humaine et dernière représentante d’un peuple disparu qui s’est volontairement retranché du monde. Conseillère d’un d’Empereur qu’elle abhorre, elle est chargée d’enquêter sur la destruction d’une ville importante par de mystérieux assaillants. Enfin Egar, le Tueur de Dragon, qui s’est aussi illustré dans les combats et qui est revenu de la guerre pour prendre la tête d’un clan dont il ne partage plus les aspirations ni les croyances. Des êtres porteurs au plus profond d’eux-mêmes d’une part sombre qui ne demande qu’à éclater au grand jour. En particulier l’homosexualité de Ringil, décrite sans tabou par l’auteur, et sur laquelle les autorités ferment les yeux, car ses tendances sexuelles sont condamnées par la loi, en souvenir de ses anciens exploits. Un premier tome qui introduit ses trois personnages tourmentés, qui semblent avoir tout perdu, sauf peut-être l’ultime bataille qui les attend à la fin de cette histoire sans complaisance, aux scènes crues pleines de sexe et de brutalité qui démontrent que la Fantasy est un genre qui peut se décliner sous des variations multiples parfois aux antipodes l’une de l’autre. A noter que les éditions Bragelonne dans leur blog (http://bragelonne-le-blog.fantasyblog.fr/) proposent sous l’égide de Néolibertalia un podcast (fichier audio) qui adapte en feuilleton certains chapitres de ce roman. Et également sur le site www.elbakin.net , la traduction de l’interview donnée par l’auteur à Fantasy Book Critic à l’occasion de la sortie de ce roman en Angleterre, ainsi que l’article « Ce qui est vraiment fantastique » où il donne son avis, plutôt polémique, sur le maître des maîtres, J.R.R. Tolkien.
Articles de Richard Morgan
► « Ce qui est vraiment fantastique » sur le site www.elbakin.net , 3/2009.
► « Un entretien avec Richard Morgan » à propos de The stell remains traduite par Dwalan sur le site www.elbakin.net , 9/2008.

vendredi 17 septembre 2010

HOWARD Robert Ervin (Usa)
Robert Ervin Howard est né à Peaster, au Texas, en janvier 1906. La légende veut qu’il fut un enfant chétif et battu avant de devenir, à force de travail, un colosse de deux mètres et un cavalier émérite. Très tôt passionné par la lecture, et en particulier par les Pulps, qu’il découvre en 1921, il publia sa première histoire professionnelle dans la revue Weird Tales à 19 ans. Considéré comme l'un des pères de la Fantasy moderne avec la création du personnage de Conan le barbare, il est également à l’origine d’un panthéon de héros charismatiques parmi lesquels on dénombre : Agnès de Chastillon, une femme française de la fin du Moyen Age, le picte Brank Mak Morn, le pirate gaël Cormac Mac Art, l’américain El-Borak qui écuma le Moyen-Orient de la première moitié du XX° siècle, Kull, le roi Atlante de Valusie, Sonya la Rouge, qui est devenue la célèbre Red Sonja sous la plume du scénariste de BD Roy Thomas, Turlogh Dubh O’Brien, guerrier irlandais du Hait Moyen Age, ou Solomon Kane, le puritain anglais de la fin du XVI siècle. En 1936, alors que sa mère était plongée dans un coma irréversible, il succomba à ses envies de suicide auxquelles il songeait depuis de nombreuses années.
Séries
CONAN
Conan : La naissance du monde (L.Sprague de Camp & Lin Carter)
Conan l’explorateur (L.Sprague de Camp & Lin Carter)
*Intégrale 1.Conan le cimmérien (Recueil)
*Intégrale 2.Conan: L'heure du dragon (Recueil)
*Intégrale 3.Les clous rouges (Recueil)
◊ Conan : La naissance du monde (Recueil)
Jean-Claude Lattès-Editions Spéciales, 1973
Rééditions : Jean-Claude Lattès-Titres SF 18, 1980
Critiques : Fiction 309 (Pierre Pelot) ; Horizons du Fantastique 23 (Jean-Paul Raymond)
◊ Conan l’explorateur (Cf. Howard/Sprague de Camp/Carter)
Jean-Claude Lattès-Titres SF
◊ Conan le guerrier (Recueil)
Jean-Claude Lattès-Titres SF 40, 1981 — Crit. : Fiction 320 (Roger Bozzetto)
◊ Conan le cimmérien (Recueil) Hf
Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007 — 575 p., 35 € — Ser. : Conan l’intégrale 1 — The coming of Conan the cimmerian, Wandering Star Books Ltd, UK 2002 & Random House Pubklishing Group, Usa 2002 — Tr. : Patrice Louinet & François Truchaud — Couv. & ill. : Mark Schultz
Critiques :
http://www.cafardcosmique.com/ (Muad’dib & K2R2) ; L’Ecran Fantastique 285 (Jean-Pierre Andrevon) ; http://www.elbakin.net/ (interview de Patrice Louinet par Gillossen); http://www.lefantastique.net/ (Denis Labbé)
→ Pour ceux qui, comme moi, on eu l’immense bonheur de découvrir le Conan de Robert E. Howard à travers les trois premiers recueils publiés en France dans la collection Editions Spéciale de Jean-Claude Lattes, retrouver le brun héros cimmérien est toujours un plaisir renouvelé. Le plaisir est démultiplié quand l’ouvrage proposé est non seulement une réussite du côté du contenu, mais aussi de la présentation. Grand format toilé rouge au lettrage doré, avec une jaquette couleur dessinée par Mark Schultz, l’un des meilleurs illustrateurs du personnage de Howard, qui a également signé les nombreuses illustrations intérieures en noir et blanc ce livre est une petite merveille laissant augurer un avenir fastueux, puisqu’il s’agit du premier volume d’une édition collector. Quant au contenu… il est à la mesure de l’écrin proposé. Préfacé par Patrice Louinet, sûrement l’un des meilleurs connaisseurs français de notre héros barbare, il reprend des nouvelles couvrant les années 1932 et 1933 qui voient les premiers textes publiés dans la célèbre revue Weird Tales. Avec application, Patrice Louinet nous montre dans sa préface comment Howard s’inspira de sa nouvelle consacrée à Kull, une autre de ses créations héroïques, Par cette hache je règne, pour donner naissance à Le phénix de l’épée, premier texte mettant en scène le colosse cimmérien. On découvre ensuite qu’il lui fallut encore deux autres récits expérimentaux avant d’avoir une conception clairement établie de son personnage, de son environnement et du potentiel de la série. Cela déboucha sur La Tour de l’éléphant et La citadelle écarlate, des textes à la dimension épique qui s’inséraient désormais dans le vaste canevas de l’Age Hyborien ainsi créé. Outre la reprise de ces nouvelles, Patrice Louinet nous propose dans son chapitre placé sous le signe de la Cimmérie de redécouvrir d’autres remarquables joyaux tels que : Cimmérie, La fille du Géant du Gel, Le dieu dans le sarcophage, La reine de la côte noire, Le colosse noir, Chimère de fer dans la clarté lunaire, Xuthal la crépusculaire, Le bassin de l’homme noir, La maison aux trois bandits, La vallée des femmes perdues et Le diable d’airain. Outre que ces histoires bénéficies de nouvelles traductions ou de traductions mises à jour, la suite du livre se poursuit par de généreux Appendices où l’on découvrira : la version rejetée par Weird Tales du Phénix sur l’épée, un document sans titre listant des noms de pays, des notes dur les divers peuples de l’Age Hyborien, un descriptif de l’Age Hyborien lui-même, deux synopsis sans titre, puis ceux de La citadelle écarlate et du Colosse noir, deux histoires inachevées sans titre et une carte du monde hyborien. Enfin, ce volumineux ouvrage se conclut avec Une genèse de l’Age Hyborien par Patrice Louinet et un référentiel des sources des divers textes inclus dans le livre. En tout 571 pages où l’on constate comment avec une réelle économie de mots Robert Howard parvenait à créer une atmosphère saisissante, tout en campant des personnages charismatiques qu’il intégrait avec une facilité déconcertante dans des décors à la fois terriblement réels et diaboliquement étrangers. Car outre le héros en titre, les seconds rôles sont parfaitement réussis, contribuant sans cesse à mettre le premier en valeur. A titre de comparaison, seul des écrivains comme Clark Ashton Smith et H.P. Lovecraft, mais avec des styles beaucoup plus riches, furent capables de créer des récits aussi évocateurs destinés à marquer l’imagination des lecteurs d’une empreinte indélébile. Assurément c’est donc un véritable cadeau que nous font les éditions Bragelonne. Alors quoi demander d’autres, sinon : vivement la suite !
3 ◊ Les clous rouges. Intégrale 3 (Recueil) Heroic Fantasy
Bragelonne-Fantasy, 11/2008 — 526 p., 35 € — Ser. : Conan Intégrale 3 — The conquering sword of Conan, Ballantine Del Rey, 12/2005 — Tr. : Patrice Louinet — Couv. & ill. : Gregory Manchess — Sommaire :
● Introduction, par Patrice Louinet
Les dents de Gwahlur (Teeth of Gwahlur) in Weird Tales, 3/1935
Précédente publication : sous le titre Les joyaux de Gwahlur
- In Conan : la naissance du monde, Jean-Claude Lattès-Editions Spéciales, 1972 — Tr. : François Truchaud (d’après les révisions de L. Sprague de Camp)
- In Conan le guerrier, Jean-Claude Lattes-Titres SF 40, 1981 — Réédition : J’Ai Lu-Science-Fiction 2120, 1986 — Tr. : François Truchaud (d’après les révisions de L. Sprague de Camp)
Au-delà de la rivière Noire (Beyond the Black river) in Werd Tales, mai à juin 1935
Précédentes publications :
- In Conan : la naissance du monde, Jean-Claude Lattès-Editions Spéciales, 1972 — Tr. : François Truchaud (d’après les révisions de L. Sprague de Camp)
- In Conan le guerrier, Jean-Claude Lattes-Titres SF 40, 1981 — Réédition : J’Ai Lu-Science-Fiction 2120, 1986 — Tr. : François Truchaud (d’après les révisions de L. Sprague de Camp)
Le maraudeur noir (The black stranger)
Les mangeurs d’hommes de Zamboula (The man-eaters of Zamboula) in Weird Tales, 11/1935
Les clous rouges (Red Nails) in Weird Tales, juillet, août-septembre et octobre 1936
Précéentes publications :
- In Conan : la naissance du monde, Jean-Claude Lattès-Editions Spéciales, 1972 — Tr. : François Truchaud (d’après les révisions de L. Sprague de Camp)
- In Conan le guerrier, Jean-Claude Lattes-Titres SF 40, 1981 — Réédition : J’Ai Lu-Science-Fiction 2120, 1986 — Tr. : François Truchaud (d’après les révisions de L. Sprague de Camp)
● Appendices : Notes sans titre — Des loups au-delà de la frontière (première version de travail – inachevé) — Des loups au-delà de la frontière (deuxième version de travail – inachevé) — Le maraudeur noir (synopsis A) — Le maraudeur noir (synopsis B) — Les mangeurs d’hommes de Zamboula (synopsis) — Les clous rouges (première version de travail – inachevé) — Lettre — Carte
● Une genèse Hyborienne, conclusion de Patrice Louinet
● Notes sur les textes
Critiques :
www.cafardcosmique.com (Muad’dib) ; www.actusf.com (Sophie Dabat) ; www.lefantastique.net (Denis Labbé) ; www.noosfere.com (Florent M) ;
→ Ce troisième et dernier volume de l’intégrale de Conan est un événement puisque, pour la première fois, toutes les nouvelles écrites par Robert E. Howard (et lui seul !) sont rassemblées dans une même collection ; Autre innovation, les nouvelles (écrites de 1924 à 1935) sont présentées dans l’ordre où Howard les imagina, et non par rapport à sa biographie, et dans leurs versions originelles, se démarquant ainsi de la sorte de quête initiatique qui s’était attachée aux basques du barbare cimmérien au fil des réécritures au détriment de l’intense sentiment de liberté dont l’auteur les avait initialement paré. Abandonné donc la voie méthodique menant du statut de simple voleur au trône d’Aquilonie, ainsi que la caricature du héros modélisé made in America uniquement préoccupé par sa propre réussite, qui implique naturellement l’écrasement des ceux qui se dressent sur sa route. Grâce à Patrice Louinet, le spécialiste incontesté de l’œuvre de Howard, nous découvrons un personnage plus sensible et plus raisonnable, fort loin des clichés habituels de la brute épaisse quasiment illettrée. Bien que représentant les derniers récits retraçant les aventures de ce héros emblématique de l’héroic fantasy, ces textes ne présument en rien de ce que seraient les dernières années de l’existence de Conan. Et tandis que Howard s’éloignait de plus en plus de la Fantasy pour s’intéresser aux histoires et légendes de sa région, ils s’imprègnent parfois d’un profond réalisme qui diffère profondément avec l’ambiance fantastique des premières nouvelles du cycle. Le premier récit, Les dents de Gwahlur, fait partie des histoires alimentaires qu’Howard rédigea en véritable mercenaire de l’écriture. Il a pour décor une anomalie géologique emplie de nombreuses cavernes et rivières souterraines où Conan retrouve Muriela, la danseuse corinthienne du cupide Zargheba qui lorgne sur les joyaux dissimulés dans ce monde souterrain. Elle fut publiée dans Weird Tales en mars 1935 sous le titre « Jewels of Gwalhlhur » (Les joyaux de Gwahlur), mais c’est la version tirée du carbone original fourni par Glenn Lord qui nous est proposée ici avec son véritable titre : « Teeth of Gwahlur ». On y notera les premiers essais de transcription littéraire du cadre géographique dans lequel baignait Howard. La seconde nouvelle, Au-delà de la rivière noire, est considérée comme l’une des meilleures aventures de Conan écrite par Robert Howard avec Les clous rouges. On y retrouve la thématique récurrente de l’auteur décrivant l’affrontement de la civilisation en marche contre la survivance de la barbarie primitive représentée par le peuple Picte, un adversaire familier du cimmérien. Située dans un territoire voisin de ceux où aimait déambuler Solomon Kane, un autre héros du grand écrivain Texan, elle nous raconte comment Conan, associé à un groupe de gardes frontières, mena une expédition punitive contre un sorcier de cette race de trancheurs de gorges hideusement peinturlurés. Une aventure qui tourne au désastre à cause de la faculté de ces êtres de ne faire qu’un avec l’écosystème où ils évoluent, à savoir une jungle sauvage dont seul Conan parviendra à s’extirper grâce à l’étincelle de barbarie qui perdure toujours en lui. Rédigée en continuation de Des loups au-delà de la frontière, ce texte, largement inspiré des récits de Robert W. Chambers, spécialiste des écrits sur la révolution américaine, se situe dans l’univers de l’Age Hyborien, mais sans la présence de Conan. Le récit suivant, Le maraudeur noir, est conçu comme une sorte de suite à Au-delà de la rivière Noire. On y revoit Conan opposé aux Pictes à travers une intrigue proche des histoires des premiers colons qui se déroule dans un paysage ressemblant fort aux Etats-Unis du XVII° siècle où des tribus féroces se livraient une guerre perpétuelle. Aux côtés de Conan, qui n’apparaît qu’à la moitié de l’histoire, émerge le personnage de Tina, une jeune orpheline terrifiée par les apparitions d’un mystérieux homme noir. Refusée par Weird Tales, cette nouvelle vit le jour sous sa forme originale grâce aux travaux de Karl Edward Wagner, le texte connu (et présenté dans les précédentes éditions françaises) n’ayant pas grand-chose à voir avec l’histoire initiale. On notera également que Howard, après le refus de Weird Tales, le retravailla en inventant un nouveau personnage, celui de Terence Vulmea, un pirate irlandais, amputant le récit de ses éléments surnaturels ainsi que des références hyboriennes pour en faire une simple aventure de pirates qui finit par paraître en 1976. Le quatrième texte, Les mangeurs d’hommes de Zamboula, est une histoire purement alimentaire imprégnée d’une ambiance orientale empruntée à ses nouvelles mettant en scène des héros comme El Borak, Francis X. Gordon ou Kirby O’Donnell. Elle se déroule dans une étrange cité dont les habitants se terrent chez eux la nuit tombée pour ne pas tomber entre les griffes des anciens esclaves évadés devenus mangeurs d’hommes pour survivre qui arpentent les rues dés que les ténèbres s’épaississent. Mais c’est surtout le dernier texte du livre, Les clous rouges, qui attirera légitimement l’attention. Dernière aventure de Conan, c’est aussi la plus célèbre, et elle a bénéficié notamment d’une remarquable adaptation en BD œuvre du grand dessinateur Barry Windsor Smith. Inspirée par ses conservations avec Novalyne Price, sa compagne d’un temps, sur la prépondérance du sexe dans la mentalité humaine et sur les perversions engendrées par la dégénérescence d’une civilisation. D’abord appelée La flamme rouge elle prit corps en s’appuyant sur un autre récit, Xuthal le crépusculaire, publié dans Conan le Cimmérien et narre le séjour de Conan et de Valéria, une valeureuse femme pirate de la Fraternité Rouge entre les murs de Xuchotl, une cité pourrissante dans le style de celle décrite par H.P. Lovecraft ou l’anormal devient normal et dont les habitants vivent totalement coupés du monde regroupés autour d’une femme maléfique. Parcourue par des thèmes comme le vampirisme et le lesbianisme, cette histoire est l’une des plus cruelles et des plus sexuées mettant en scène le fameux barbare, tout en représentant une sorte d’allégorie avec sa relation tourmentée avec Navalyne, tout en retranscrivant l’atmosphère de corruption charnelle qui hantait la propre maison de Howard où sa mère agonisait lentement. Marquée par la fatalité de la dégénérescence ultime, ce récit est empli d’une sombre lyrisme et Weird Tales débuta sa publication en serial alors que Howard venait de suicider, la terminant le mois où l’annonce de sa mort paraissait dans le magazine. Enrichi de nombreux matériels inédits ce livre est une formidable mine d’informations pour tous les fans du farouche cimmérien et pour les amateurs de Fantasy en général venant en conclure à merveille cette intégrale que Patrice Louinet offre au public français après sa parution en langue anglaise. A noter que le livre présentée ici est une édition collector sous couverture cartonnée et jaquette illustrée en couleur par Gregory Munchess, également auteur des nombreuses illustrations noir et blanc qui enrichissent la lecture des histoires regroupées dans ce recueil, toutes tirées de carbones ou de tapuscrits originaux. A noter que cette luxueuse édition collector a été reprise en broché en juin 2009 par les éditions Bragelonne au prix de 25 €.
Nouvelles
◊ Le bassin de l’homme noir (The pool of the black one, in Weird Tales, 10/1933) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007 — Tr. : François Truchaud (révisée).
◊ Chimères de fer dans la clarté lunaire (Iron shadows in the moon, in Weird Tales 4/1934 sous le titre Shadows in the moonlight) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007 — Tr. : François Truchaud (révisée).
◊ La citadelle écarlate (The scarlet citadel) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007 — Tr. : Patrice Louinet.
◊ Le colosse noir : in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007 — Tr. : François Truchaud (révisée).
◊ Le diable d’airain (The devil in iron, in Weird Tales, 8/1934) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007. — Tr. : Patrice Louinet
◊ Le dieu dans le sarcophage (The god in the bowl) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007 — Tr. : Patrice Louinet.
◊ La fille du géant du gel (The frost-giant’s daughter) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007 — Tr. : François Truchaud (révisée)
◊ La maison aux trois bandits (Rogues in the house, in Weird Tales, 1934) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007 — Tr. : Patrice Louinet.
◊ Le Phénix sur l’épée (The Phenix on the sword, in Weird Tales, 12/1932) in Planète 24, 9/1965 — Ser. : Conan — Tr. : Jacques Bergier — ill. : Christian Broutin
Réédition : in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007 (2 versions dont la première rejetée par Weird Tales) — Tr. : Patrice Louinet.
◊ La reine de la Côte Noire (Queen of the Black Coast, in Weird Tales, 6/1933) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007 — Tr. : François Truchaud (révisée)
◊ La tour de l’éléphant (The tower of the elephant, in Weird Tales, 3/1933) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007 — Tr. : Patrice Louinet.
◊ La vallée des femmes perdues (The vale of lost women) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007 — Tr. : François Truchaud (révisée).
◊ Xuthal le Crépusculaire (Xuthal ot the dusk, in Weird Tales, 9/1933 sous le titre The slithering shadow) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007 — Tr. : François Truchaud (révisée)
Poèmes
◊ Cimmérie (Cimmeria) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007 — Tr. : Patrice Louinet.
KULL
◊ Kull le roi barbare (Recueil)
Nouvelles Editions Oswald, 1980 — Crit. : Fiction 309 (Pierre Pelot)
SOLOMON KANE

Bruits d’ossements
Les cavaliers noirs de la mort
(inachevé)
Le château du diable (achevée par J. Ramsey Campbell)
Les collines des morts
Des ailes dans la nuit
Des bruits de pas à l’intérieur
Des crânes dans les étoiles
Les enfants d’Asshur
(achevée par J. Ramsey Campbell)
Les épées de la Fraternité
L’épervier de Baski (achevée par J. Ramsey Campbell)
La flamme bleue de la vengeance
La lune des crânes
La main droite du destin
La noire souillure
(poème)
Poème sans titre (poème)
Le retour de Solomon Kane (poème)
Solomon Kane

La couronne d’Asa
, de Gianluigi Zuddas (pastiche)
L’île du serpent à plumes, de Gianluigi Zudas (pastiche)
◊ Solomon Kane l’intégrale (Recueil) Dark Fantasy
Bragelonne-Fantasy, 8/2008 — 432 p., 22 € — Ser. : Solomon Kane — The savage tales of Solomon Kane, Ballantine Books, 1998 — Tr. : Patrice Louinet — Couv. & ill. : Gari Gianni — Sommaire :
Bruits d’ossements (Rattle of Bones)
Au-delà de la rivière Noire
Les cavaliers noirs de la mort (inachevé)
Le château du diable (achevée par J. Ramsey Campbell)
Les collines des morts
Les clous rouges
Les dents de Gwahlur
Des ailes dans la nuit
Des bruits de pas à l’intérieur
Des crânes dans les étoiles
Les enfants d’Asshur (achevée par J. Ramsey Campbell)
Les épées de la Fraternité
L’épervier de Baski (achevée par J. Ramsey Campbell)
La flamme bleue de la vengeance
La lune des crânes
La main droite du destin
Les mangeurs d’hommes de Zamboula
Le Maraudeur noir
La noire souillure (poème)
Poème sans titre (poème)
Le retour de Solomon Kane (poème)
Solomon Kane
La couronne d’Asa, de Gianluigi Zuddas (pastiche)
L’île du serpent à plumes, de Gianluigi Zudas (pastiche)
● Sur Solomon Kane
Précédente publication :
● in « Solomon Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°26, 3/1981, couverture de Nicollet, traduction de François Truchaud
● in « Le retour de Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°38, 3/1982, couverture de Nicollet, traduction de François Truchaud
Critiques :
www.actusf.com (Florent) ; www.cafardcosmique.com (Nebal & Muad’dib) ; http://nemedie.free/ (Simon Sanahujas-Interview de Patrice Louinet) ; www.noosfere.com (Florent M) ; www.phenixweb.net (Chris de Savoie) → Salomon Kane est un personnage à part dans l’œuvre de Robert Howard. Bien qu’il ait créé ce héros en 1920, Howard n’écrira la première nouvelle le mettant en scène qu’en 1928, et elle paraîtra en août de cette même année dans le prestigieux magazine Weird Tales. Personnage des ténèbres au passé entouré de mystères, évoluant dans une pseudo-histoire riche en toutes sortes d’abominations et d’horreur, il surgit dans le sillage d’un crime atroce à la tombée de la nuit, il repart à l’approche de l’aube après avoir combattu et vaincu les êtres démoniaques à l’origine des tourments des pauvres mortels que nous sommes. Puritain et instrument du courroux divin, il a cependant comme seul ami un sorcier païen, et se rapproche plus du fanatique animée de folie que du dévot comme l’entend l’Eglise. Enveloppé d’un voile obscur sur ses origines, son nom renferme tout ce que nous devons savoir de lui : Solomon, en référence au roi biblique Salomon, pour l’aspect religieux et philosophe, et Kane, par rapport au premier tueur de l’humanité, un Caïn condamné à une perpétuelle errance. Grâce au formidable travail de Patrice Louinet, l’un des plus éminents spécialistes internationaux de Robert Howard et de son oeuvre (également maître d’œuvre dans les intégrale Conan proposées par Bragelonne) ce livre contient l’ensemble des aventures de Kane reconstituées à partir des manuscrits originaux (et non sur les nouvelles parus dans Weird Tales, comme c’est le cas dans l’édition anglo-saxonne), dans des traductions nouvelles non censurées, et sans chronologie artificielle. Pourvu d’une pertinente introduction et d’une longue postface (Genèse de Solomon Kane) de Patrice Louinet, il contient des Sources, ainsi qu’en Appendice des inédits (versions alternatives ou de travail) qui viennent s’ajouter au 12 textes réunies dans ce recueil exceptionnel ornés par la couverture en couleurs et les illustrations intérieures de Garry Gianni (le dessinateur howardien de ces dernières années !) qui permettra aux amoureux de ce aventurier errant et vagabond de patienter en attendant la sortie du film de Michael Bassett. Dés lors, afin de mieux rendre compte de l’ouvrage, nous présenterons les nouvelles qui le composent l’une après l’autre, chacune pourvue d’un court résumé. Bon voyage donc dans les aventures de ce personnage à part de l’univers howardien, né sûrement de son admiration pour certains duellistes, froid, aux nerfs d’acier, comme il en existait au XVI° siècle, qu’il abandonna curieusement au début des années 30, alors qu’il semblait promis à un brillant avenir et que Conan et Kull se profilaient dans son ombre. Mais Howard, qui abrégea lui-même sa courte existence à la fleur de l’âge, ne reste-t-il pas lui-même une énigme ?
Nouvelles
◊ Solomon Kane (Solomon Kane) sous le titre Red Shadows in Weird Tales, 8/1928 — Traduction française de François Truchaud sous le titre Ombre rouges in « Solomon Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°26, 3/1981, couverture de Nicollet.

→ Dans cette première nouvelle du cycle, le Puritain poursuit de sa vengeance implacable Le Loup, chef d’une brande de brigands responsables de pillages et de meurtres, dont celui d’une jeune fille dont Kane a recueilli le dernier souffle. Il le traque à travers l’Europe, puis jusqu’en Afrique, dans le village de cannibales où il a trouvé refuge. Le Puritain y rencontre pour la première fois le sorcier N’Longa, qui apparaîtra dans d’autres aventures.
◊ Des crânes dans les étoiles (Skull in the Stars) in Weird Tales, 1/1929 — Traduction française de François Truchaud in « Solomon Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°26, 3/1981, couverture de Nicollet. → Une courte nouvelle qui entraîne Kane, motivé par sa mission de combattre le mal et son désir de vérité, dans une lande de sinistre réputation hanté par une caricature d’être humain qui ne peut être blessé par aucune arme matérielle et dont il finira par apprendre le terrible secret.
◊ La main droite du destin (The right hand of doom) dans le recueil Red Shadows, Glen Lord, 1968 — Traduction française de François Truchaud in « Solomon Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°26, 3/1981, couverture de Nicollet.
→ Une histoire de « main diabolique » dans le style de La main du diable de Gérard de Nerval, qui se rapproche d’une autre nouvelle, Bruits d’ossements, par le fait que Solomon Kane y tient surtout le rôle d’un simple spectateur.
◊ Bruits d’ossements (Rattle of Bones) in Weird Tales, 6/1929 — Traduction française de François Truchaud in « Solomon Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°26, 3/1981, couverture de Nicollet.
→ Une histoire d’Auberge Rouge et de vengeance démoniaque exercée d’outre-tombe avec, pour compagnon de voyage du Puritain, le français Gaston l’Armon, plus malhonnête qu’il le paraît de prime abord. Un récit où Kane ne participe guère à l’action, comme dans le titre précédent, La main droite du destin.
◊ Les collines des morts (The hills of the dead) in Weird Tales, 8/1930 — Traduction française de François Truchaud in « Le retour de Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°38, 3/1982, couverture de Nicollet.
→ La troisième nouvelle africaine du cycle de Kane. En compagnie du sorcier N’Longa, déjà rencontré dans Solomon Kane, il se rendra dans la Cité Silencieuse afin de combattre des morts-vivants vampires qui déciment une tribu africaine. C’est au cours de cette histoire qu’il recevra en présent de N’Longa, le mystérieux bâton vaudou qui deviendra l’un de ses attributs essentiels, au même titre que sa rapière, ses pistolets ou son chapeau à large bord.
◊ La lune des crânes (The moon of skulls) in Weird Tales en 2 parties, juin-juillet 1930 — Traduction française de François Truchaud in « Solomon Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°26, 3/1981, couverture de Nicollet. → C’est après Ombres rouges et avant Les collines des morts, le second voyage du Puritain sur le continent africain. Dans ce récit, il vient au secours d’une jeune vierge sur le point d’être offerte en sacrifice à Nakura, le Crâne du Mal, l’un des anciens dieux d’Atlantis que vénèrent encore les habitants de Négari, une ancienne colonie atlantidéenne. Une nouvelle inhabituellement longue qui s’apparente à la thématique des mondes perdus et où Howard semble moins à l’aise, car son langage est avant tout celui de l’histoire courte.
◊ La noire souillure (The one black stain) dans le recueil Red Shadows, Glen Lord, 1968
→ Un court poème, présenté en version originale et traduction, qui raconte l’exécution de Sir Thomas Doughty dans la Baie de San Julian, en 1578. L’occasion d’un face à face entre Solomon Kane et le célèbre Francis Drake. Un texte tiré du tapuscrit original fournit par Glen Lord.
◊ La flamme bleue de la vengeance (The blue flame of vengeance) texte tiré du tapuscrit original fournit pas Bill Cavalier.
→ Une nouvelle histoire de vengeance, un peu semblable au premier récit du cycle, Solomon Kane, qui raconte en même temps une opposition de classe, jeune homme sans terre et sans titre opposé à aristocrate plus âgé et plus puissant pour la domination du cœur d’une jeune fille, et qui rappelle en filigrane que le passé de Kane renferme des zones d’ombre guère à son avantage. Un récit sans éléments étranges ou surnaturels qui demeura dans les invendus à Argosy et Adventure, inédit dans le monde entier avant cette publication.
◊ Poème sans titre (Untitled poeme) texte tiré du tapuscrit original fournit par Glen Lord
→ Deux feuilles qui racontent une rencontre entre Sir Richard Grenville et le Puritain.
◊ Des ailes dans la nuit (Wings in the night) in Weird Tales, 7/1932 — Traduction française de François Truchaud in « Le retour de Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°38, 3/1982, couverture de Nicollet.
→ Encore une nouvelle appartenant à la période africaine de Kane. Il s’agit de l’une des plus réussie du cycle alliant parfaitement l’aventure avec le fantastique et l’apparition des harpies empruntées à la mythologie. On y voit le Puritain prendre le parti de la tribu africaine des Bogondi, qu’ils n’arrivent pas à sauver de la cruauté du clan des Akaanas. Ce qui déclenchera une véritable folie meurtrière de la part du Puritain guère en accord avec les idéaux chrétiens que son personnage est censé véhiculer.
◊ Des bruits de pas à l’intérieur (The footfalls within) in Weird Tales, 9/1931 — Traduction française de François Truchaud in « Le retour de Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°38, 3/1982, couverture de Nicollet.
→ Une autre nouvelle du cycle africain où Kane, capturé par des trafiquants d’esclaves, découvre avec eux un étrange mausolée qui renferme une redoutable abomination. Au cours de l’affrontement, le Puritain en apprendra plus sur le mystérieux bâton vaudou que lui a offert le sorcier N’Longa au cours d’une précédente aventure. Il s’agit là du dernier récit que Howard consacra à Solomon Kane avant de se tourner vers des héros plus musclés tels que Conan et Kull. ◊ Le retour de Solomon Kane (Solomon Kane’s homecoming) in Fanciful Tales 1, 1936 Traduction française de François Truchaud sous le titre Solomon Kane, la fin du voyage in « Le retour de Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°38, 3/1982, couverture de Nicollet.
→ Le troisième poème que Howard consacra à Solomon Kane. De retour dans son pays natal du Davonshire, le Puritain narre aux clients d’une taverne ses principales aventures, puis s’en va dans la nuit.
A ces récits s’ajoutent dans les appendices trois textes inachevés : Les cavaliers noirs de la mort,Le château du diable, et Fragment sans titre (John Silence), la première version de Bruits d’ossements, deux autres fragments sans titre Jeremy Hawk et Asshur, la seconde version de Les épées de la Fraternité émanation de La flamme bleue de la vengeance avec un Solomon Kane laissant la place à Malachi Grin, ainsi que la version de travail de Solomon Kane’s homecoming.
A titre d’information, nous mentionnerons les fragments complétés par J. Ramsey Campbell :
◊ Le château du diable (The castle of the devil) dans le recueil Red Shadows, Glen Lord, 1968 — Traduction française de François Truchaud in « Solomon Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°26, 3/1981, couverture de Nicollet.
◊ L’épervier de Baski (Hawk of Basti) dans le recueil Red Shadows, Glen Lord, 1968 — Traduction française de François Truchaud in « Solomon Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°26, 3/1981, couverture de Nicollet.
◊ Les enfants d’Asshur (The children of Asshur) dans le recueil Red Shadows, Glen Lord, 1968 — Traduction française de François Truchaud in « Le retour de Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°38, 3/1982, couverture de Nicollet.
Et pour les puristes on ajoutera encore l’ouvrage de Gianluigi Zuddas La malédiction de Solomon Kane, qui comprend les nouvelles L’île du serpent à plumes et La couronne d’Asa, traduit de l’italien par Jean-Pierre Moumon aux éditions Antares, collection Les Mémoires des Ténèbres, en octobre 1982, dans un tirage à 500 exemplaires.
Enfin, en ce qui concerne la France, on citera dans le domaine de la BD (Solomon Kane ayant fait l’objet d’une adaptation en comics aux USA) deux adaptations :
◊ Des crânes dans les étoiles (Texte de Roy Thomas/Dessins de Ralph Reese/Traduction de François Truchaud) in L’Echo des Savanes Spécial USA n°8, 3ème trimestre 1978
◊ Les collines de la mort (Texte de Roy Thomas/Dessins d’Alan Weiss et Neal Adams) in L’Echo des Savanes Sépcial USA n°9, 4ème trimestre 1978.
Toutes ces informations ainsi que les résumés de l’ensemble des nouvelles du cycle de Solomon Kane proviennent d’un dossier que j’ai publié dans les numéros 57,58 & 60 du fanzine Vopaliec SF, en 1983-1984.
Articles
► « La genèse de Solomon » par Patrice Louinet, postface à Solomon Kane l’intégrale, Bragelonne, 2008.
► « Interview de Patrice Louinet » par Simon Sanahujas à propos de la sortie de Solomon Kane l’intégrale sur le site http://nemedie.free/, 8/2008.
► « Introduction » par Patrice Louinet à Solomon Kane l’intégrale, Bragelonne, 2008.
Adaptations BD
◊ Bloodstar (Heroic Fantasy)
Scénario — Dessins : Richard Corben
In Métal Hurlant 47, 1/1980 — Métal Hurlant 48, 2/1980 — Métal Hurlant 49, 3/1980 — Métal Hurlant 59, 1/1981 — Métal Hurlant 60, 2/1981 — Métal Hurlant 61, 3/1981 — Métal Hurlant 62, 4/1981
SONYA LA ROUGE
◊ Sonya la Rouge (Recueil) Heroic Fantasy
Nouvelles Editions Oswald-Fantastique-Science-Fiction-Aventures
Critiques : Démons & Merveilles 3 (Patrick Van Langhenhoven)
Livres
◊ Les dieux de Bal-Sagoth (Recuei) Heroic Fantasy
Bragelonne-Fantasy, 3/2010 — 480 p., 22 € — The gods of Bal-Sagoth — Tr. : Patrice Louinet — Couv. & ill. : Didier Graffet — Sommaire :
Introduction : Patrice Louinet
Les dieux de Bal-Sagoth (The gods of Bal-Sagoth in Weird Tales, 12/1931)
Le crepuscule du Dieu Gris (The Gred God passes in Dark mind, dark heart, Arkham House, 1962)
Lance et croc (Spear and fang in Weird Tales, 7/1925
Dans la forêt de Villefère (In the forest of Villefère in Weird Tales, 8/2005)
La tête du loup (Wolfhead in Weird Tales, 4/2006)
Le crâne vivant (Skull-face in Weird Tales, 10-11 & 12/1929 + carbone incomplet de Glenn Lord)
Le moment suprême (The supreme moment tiré du tapuscrit original de Glenn Lord)
Le feu d’Asshurbanipal (The fire of Asshurbanipal in Weird Tales, 12/1936)
Les guerriers du Valhalla (Marchers of Valallah tiré du tapuscrit original de Glenn Lord)
Les morts se souviennent (The dead remember tiré du carbone original fourni par Glenn Lord + d’Argosy, 15/08/1936)
Querelle de sang (The man on the ground in Weird Tales, 7/1933)
La maison d’Arabu (The house of Arabu In Avon Fantasy reader, 18/08/1952 + tapuscrit original de Glenn Lord)
Appendices
Fragment sans titre. Turgoh O’Brien (Untitle fragment. The Dane came in… tiré du tapuscrit original de Glenn Lord)
L’ombre du Hun (The shadow of the Hun tiré du tapuscrit original de Glenn Lord)
Fragment sans titre. Sous l’éclat aveuglant… (Untitle fragment. Beaneath the glare… tiré du tapuscrit original de Glenn Lord)
● Entre haine et oubli : Patrice Louinet
● Notes sur les textes
Critiques :
www.psychovision.net (Le Cimmérien) ; www.scifi-universe.com (Nicolas L.-«Les dieux de Bal-Sagoth : Voyages dans l’esprit d’un visionnaire »)
→ Avec ce septième volume que les éditions Bragelonne consacrent à l’œuvre de Robert E. Howard, Patrice Louinet, le spécialiste international du créateur de Conan, reprend sa plume pour nous offrir 12 nouvelles agrémentés d’appendices et de notes représentatives du travail de Howard dans le domaine de la Fantasy, de l’Horreur et du Fantastique, en excluant les textes portant sur les cycles de Conan, de Solomon Kane et de Kull, ayant fait ou devant faire l’objet de publications séparées. En vérité il s’agit là du premier tome d’une série de trois volumes qui s’efforceront de décortiquer pour les lecteurs français de nouvelles facettes de l’écriture du célèbre Two-Gun-Bob. Ce premier opus traitera de la première période de l’auteur, tirant son inspiration de sa passion pour l’histoire et la civilisation celtique. Turlogh O’Brien, le paria irlandais, ouvre le bal en occupant le rôle de héros dans la première nouvelle de ce recueil, Les dieux de Bal Sagoth (comme ce fut le cas pour L’homme noir publié dans le recueil Bran Mak Morn) qui annonce Les clous rouges (à retrouver dans les volumes consacrés à Conan) et en faisant une apparition dans le second, Le crépuscule du Dieu Gris, qui s’appuie sur une vieille saga islandaise faisant intervenir le dieu Odin en personne. Un Turlogh que l’on retrouve au sommaire des Appendices intégrés à ce volume à travers Un fragment sans titre et L’ombre du Hun, récit demeuré inachevé. Lance et croc, la nouvelle suivante, est un récit préhistorique dans la veine des histoires de Paul Anderson (un auteur méconnu en France) et aussi la première nouvelle publiée par Howard dans le magazine Weird Tales en 1924. Dans la forêt de Villefère, fait également partie de ses textes de jeunesse (il l’écrivit à 19 ans) mais appartient à la veine fantastique avec sa thématique du loup-garou, reprise également dans La tête de loup, l’équivalent d’une suite où l’on retrouve le personnage de De Montour, dont l’intrigue s’accompagne d’un enquête policière qui fournit à l’ensemble une ambiance semblable aux vieux films de la Hammer. Si Le crâne vivant, la plus longue nouvelle du recueil, est également parcouru par la fibre de l’investigation par son ancrage au cœur du brouillard londonien et l’omniprésence des policiers de Scotland Yard, elle peut également se rattacher au Fu Manchu de Sax Rohmer à travers la personnification du péril jaune dans le principal protagoniste de l’histoire qui conspire à la fin de l’hégémonie de la race blanche. Le moment suprême est un court texte fort sombre basé sur l’invasion de la Terre par une plante parasite sonnant le glas de l’espèce humaine, qui se conclut par la fin prophétique (quand on connaît celle de Howard) du seul homme capable de sauver l’humanité. Le feu d’Asshurbanipal correspond quant à lui à l’influence lovecraftienne avec la découverte par un aventurier américain et son compagnon afghan d’une cité perdue au cœur des sables avec des allusions aux Grands Anciens et même au fameux Necronomicon. Les guerriers du Valhalla préfigure le désir de Howard de centrer ses récits sur sa véritable passion, l’Histoire, et plus particulièrement celle de l’Ouest américain. C’est ainsi qu’il introduit le personnage de James Allison, un handicapé qui se souvient de ses vies antérieures où il était Hialmar le pré-viking parti à la découverte de ce qui allait être l’Amérique, qui provoquera la chute d’une cité précolombienne en libérant la déesse Ishtar, le tout saupoudré d’allusions à ce célèbres mythes, tels que Mu et l’Atlantide. Une histoire placée sous le signe de l’amour qu’Howard voua toute sa vie à sa région natale, le Texas, également au centre du récit Les morts se souviennent racontant la vengeance posthume d’une femme noire assassinée avec son mari par un homme blanc ivre qu’elle viendra hanter au point de le rendre fou. Une ambiance western que l'on retrouve aussi dans Querelle de sang mettant en scène un cow-boy qui ne veut pas mourir sans avoir tiré vengeance de son ennemi juré. Enfin, La maison d’Arabu s’inscrit plus directement dans la cadre d’une Fantasy aux influences mésopotamiennes particulièrement présentent dans des nouvelles de Conan telles que La reine de la Côte Noire, La maison aux trois bandits et Le colosse noir. Enfin le dernier texte, un fragment inachevé, nous ramène au tout début de la création de L’Age Hyborien imaginé par Howard. Une passionnante et longue postface intitulée Entre Haine et oubli vient clore ce volume en fournissant toutes sortes de précision sur l’élaboration des textes qu’il contient. Un livre que nous devons, une fois de plus, au travail de bénédictin de Patrice Louinet qui, s’appuyant sur des tapuscrits originaux, nous propose, souvent dans des premières publications mondiales, la traduction de textes n’ayant pas encore subi la censure des éditeurs américains, le tout accompagné des magnifiques crayonnés de Didier Graffet, qui rappellent par endroit ceux de l’illustre Roy Krenkel, autre talentueux illustrateur des territoires de la Fantasy. Pour les puristes, vous trouverez, ci-après, la composition du recueil US (Ace 1979 couverture San Julian) portant le même nom qui, comme vous le constaterez, est complétement différent : The Valley of the Worm featuring Niord Worm's-Bane; The Shadow Kingdom featuring Kull of Atlantis; Jewels of Gwahlur featuring Conan the Barbarian; Worms of the Earth featuring Bran Mak Morn; Kings of the Night featuring Cormac of Connacht; The Gods of Bal-Sagoth featuring Turlogh O'Brien; Hawks of Outremer featuring Cormac Fitzgeoffrey; Wings in the Night featuring Solomon Kane; Swords of Shahrazar featuring Kirby O'Donnell; and The Daughter of Erlik Khan featuring Francis X. Gordon (El Borak).
Articles de Robert E. Howard
► « L’Age Hyborien » (The Hyborian Age, in The Hyborian Age, Lany Coop, 1938) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007.
► « Deux histoires inachevées sans titre » (Untitled fragment) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007.
► « Liste de noms de pays », in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007
► « Notes sur divers peuples de l’Age Hyborien »(Notes on various people of the Hyborian Age) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007
► « Synopsis de La citadelle écarlate, du Colosse noir et d’un texte anonyme » (Untitled synopsis) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007.
Articles sur Robert E. Howard
► « R.E. Howard au cinéma » par Chris Dulon in Faille Temporelle 2, 7/1994.
► « Introduction » par Patrice Louinet in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007.
► « La saga de Conan » par Daniel Walther in Gandahar 2, 1973.
► « Un entretien avec Pascal Louinet, concepteur de Conan le cimmérien » par Gillossen sur le site www.elbakin.net , 9/2007.
► « Une genèse de l’Age Hyborien » par Patrice Louinet in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007.