HOWARD Robert Ervin (Usa)Robert Ervin Howard est né à Peaster, au Texas, en janvier 1906. La légende veut qu’il fut un enfant chétif et battu avant de devenir, à force de travail, un colosse de deux mètres et un cavalier émérite. Très tôt passionné par la lecture, et en particulier par les Pulps, qu’il découvre en 1921, il publia sa première histoire professionnelle dans la revue Weird Tales à 19 ans. Considéré comme l'un des pères de la Fantasy moderne avec la création du personnage de Conan le barbare, il est également à l’origine d’un panthéon de héros charismatiques parmi lesquels on dénombre : Agnès de Chastillon, une femme française de la fin du Moyen Age, le picte Brank Mak Morn, le pirate gaël Cormac Mac Art, l’américain El-Borak qui écuma le Moyen-Orient de la première moitié du XX° siècle, Kull, le roi Atlante de Valusie, Sonya la Rouge, qui est devenue la célèbre Red Sonja sous la plume du scénariste de BD Roy Thomas, Turlogh Dubh O’Brien, guerrier irlandais du Hait Moyen Age, ou Solomon Kane, le puritain anglais de la fin du XVI siècle. En 1936, alors que sa mère était plongée dans un coma irréversible, il succomba à ses envies de suicide auxquelles il songeait depuis de nombreuses années.
Séries
CONAN
Conan : La naissance du monde (L.Sprague de Camp & Lin Carter)
Conan l’explorateur (L.Sprague de Camp & Lin Carter)
*Intégrale 1.Conan le cimmérien (Recueil)
*Intégrale 2.Conan: L'heure du dragon (Recueil)
*Intégrale 3.Les clous rouges (Recueil)
◊ Conan : La naissance du monde (Recueil)
Jean-Claude Lattès-Editions Spéciales, 1973
● Rééditions : Jean-Claude Lattès-Titres SF 18, 1980
● Critiques : Fiction 309 (Pierre Pelot) ; Horizons du Fantastique 23 (Jean-Paul Raymond)
◊ Conan l’explorateur (Cf. Howard/Sprague de Camp/Carter)
Jean-Claude Lattès-Titres SF
◊ Conan le guerrier (Recueil)
Jean-Claude Lattès-Titres SF 40, 1981 — Crit. : Fiction 320 (Roger Bozzetto)
◊ Conan le cimmérien (Recueil) Hf
Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007 — 575 p., 35 € — Ser. : Conan l’intégrale 1 — The coming of Conan the cimmerian, Wandering Star Books Ltd, UK 2002 & Random House Pubklishing Group, Usa 2002 — Tr. : Patrice Louinet & François Truchaud — Couv. & ill. : Mark Schultz
● Critiques : http://www.cafardcosmique.com/ (Muad’dib & K2R2) ; L’Ecran Fantastique 285 (Jean-Pierre Andrevon) ; http://www.elbakin.net/ (interview de Patrice Louinet par Gillossen); http://www.lefantastique.net/ (Denis Labbé)
→ Pour ceux qui, comme moi, on eu l’immense bonheur de découvrir le Conan de Robert E. Howard à travers les trois premiers recueils publiés en France dans la collection Editions Spéciale de Jean-Claude Lattes, retrouver le brun héros cimmérien est toujours un plaisir renouvelé. Le plaisir est démultiplié quand l’ouvrage proposé est non seulement une réussite du côté du contenu, mais aussi de la présentation. Grand format toilé rouge au lettrage doré, avec une jaquette couleur dessinée par Mark Schultz, l’un des meilleurs illustrateurs du personnage de Howard, qui a également signé les nombreuses illustrations intérieures en noir et blanc ce livre est une petite merveille laissant augurer un avenir fastueux, puisqu’il s’agit du premier volume d’une édition collector. Quant au contenu… il est à la mesure de l’écrin proposé. Préfacé par Patrice Louinet, sûrement l’un des meilleurs connaisseurs français de notre héros barbare, il reprend des nouvelles couvrant les années 1932 et 1933 qui voient les premiers textes publiés dans la célèbre revue Weird Tales. Avec application, Patrice Louinet nous montre dans sa préface comment Howard s’inspira de sa nouvelle consacrée à Kull, une autre de ses créations héroïques, Par cette hache je règne, pour donner naissance à Le phénix de l’épée, premier texte mettant en scène le colosse cimmérien. On découvre ensuite qu’il lui fallut encore deux autres récits expérimentaux avant d’avoir une conception clairement établie de son personnage, de son environnement et du potentiel de la série. Cela déboucha sur La Tour de l’éléphant et La citadelle écarlate, des textes à la dimension épique qui s’inséraient désormais dans le vaste canevas de l’Age Hyborien ainsi créé. Outre la reprise de ces nouvelles, Patrice Louinet nous propose dans son chapitre placé sous le signe de la Cimmérie de redécouvrir d’autres remarquables joyaux tels que : Cimmérie, La fille du Géant du Gel, Le dieu dans le sarcophage, La reine de la côte noire, Le colosse noir, Chimère de fer dans la clarté lunaire, Xuthal la crépusculaire, Le bassin de l’homme noir, La maison aux trois bandits, La vallée des femmes perdues et Le diable d’airain. Outre que ces histoires bénéficies de nouvelles traductions ou de traductions mises à jour, la suite du livre se poursuit par de généreux Appendices où l’on découvrira : la version rejetée par Weird Tales du Phénix sur l’épée, un document sans titre listant des noms de pays, des notes dur les divers peuples de l’Age Hyborien, un descriptif de l’Age Hyborien lui-même, deux synopsis sans titre, puis ceux de La citadelle écarlate et du Colosse noir, deux histoires inachevées sans titre et une carte du monde hyborien. Enfin, ce volumineux ouvrage se conclut avec Une genèse de l’Age Hyborien par Patrice Louinet et un référentiel des sources des divers textes inclus dans le livre. En tout 571 pages où l’on constate comment avec une réelle économie de mots Robert Howard parvenait à créer une atmosphère saisissante, tout en campant des personnages charismatiques qu’il intégrait avec une facilité déconcertante dans des décors à la fois terriblement réels et diaboliquement étrangers. Car outre le héros en titre, les seconds rôles sont parfaitement réussis, contribuant sans cesse à mettre le premier en valeur. A titre de comparaison, seul des écrivains comme Clark Ashton Smith et H.P. Lovecraft, mais avec des styles beaucoup plus riches, furent capables de créer des récits aussi évocateurs destinés à marquer l’imagination des lecteurs d’une empreinte indélébile. Assurément c’est donc un véritable cadeau que nous font les éditions Bragelonne. Alors quoi demander d’autres, sinon : vivement la suite !
3 ◊ Les clous rouges. Intégrale 3 (Recueil) Heroic Fantasy
Bragelonne-Fantasy, 11/2008 — 526 p., 35 € — Ser. : Conan Intégrale 3 — The conquering sword of Conan, Ballantine Del Rey, 12/2005 — Tr. : Patrice Louinet — Couv. & ill. : Gregory Manchess — Sommaire :
● Introduction, par Patrice Louinet
● Les dents de Gwahlur (Teeth of Gwahlur) in Weird Tales, 3/1935
Précédente publication : sous le titre Les joyaux de Gwahlur
- In Conan : la naissance du monde, Jean-Claude Lattès-Editions Spéciales, 1972 — Tr. : François Truchaud (d’après les révisions de L. Sprague de Camp)
- In Conan le guerrier, Jean-Claude Lattes-Titres SF 40, 1981 — Réédition : J’Ai Lu-Science-Fiction 2120, 1986 — Tr. : François Truchaud (d’après les révisions de L. Sprague de Camp)
● Au-delà de la rivière Noire (Beyond the Black river) in Werd Tales, mai à juin 1935
Précédentes publications :
- In Conan : la naissance du monde, Jean-Claude Lattès-Editions Spéciales, 1972 — Tr. : François Truchaud (d’après les révisions de L. Sprague de Camp)
- In Conan le guerrier, Jean-Claude Lattes-Titres SF 40, 1981 — Réédition : J’Ai Lu-Science-Fiction 2120, 1986 — Tr. : François Truchaud (d’après les révisions de L. Sprague de Camp)
● Le maraudeur noir (The black stranger)
● Les mangeurs d’hommes de Zamboula (The man-eaters of Zamboula) in Weird Tales, 11/1935
● Les clous rouges (Red Nails) in Weird Tales, juillet, août-septembre et octobre 1936
Précéentes publications :
- In Conan : la naissance du monde, Jean-Claude Lattès-Editions Spéciales, 1972 — Tr. : François Truchaud (d’après les révisions de L. Sprague de Camp)
- In Conan le guerrier, Jean-Claude Lattes-Titres SF 40, 1981 — Réédition : J’Ai Lu-Science-Fiction 2120, 1986 — Tr. : François Truchaud (d’après les révisions de L. Sprague de Camp)
● Appendices : Notes sans titre — Des loups au-delà de la frontière (première version de travail – inachevé) — Des loups au-delà de la frontière (deuxième version de travail – inachevé) — Le maraudeur noir (synopsis A) — Le maraudeur noir (synopsis B) — Les mangeurs d’hommes de Zamboula (synopsis) — Les clous rouges (première version de travail – inachevé) — Lettre — Carte
● Une genèse Hyborienne, conclusion de Patrice Louinet
● Notes sur les textes
Critiques : www.cafardcosmique.com (Muad’dib) ; www.actusf.com (Sophie Dabat) ; www.lefantastique.net (Denis Labbé) ; www.noosfere.com (Florent M) ;
→ Ce troisième et dernier volume de l’intégrale de Conan est un événement puisque, pour la première fois, toutes les nouvelles écrites par Robert E. Howard (et lui seul !) sont rassemblées dans une même collection ; Autre innovation, les nouvelles (écrites de 1924 à 1935) sont présentées dans l’ordre où Howard les imagina, et non par rapport à sa biographie, et dans leurs versions originelles, se démarquant ainsi de la sorte de quête initiatique qui s’était attachée aux basques du barbare cimmérien au fil des réécritures au détriment de l’intense sentiment de liberté dont l’auteur les avait initialement paré. Abandonné donc la voie méthodique menant du statut de simple voleur au trône d’Aquilonie, ainsi que la caricature du héros modélisé made in America uniquement préoccupé par sa propre réussite, qui implique naturellement l’écrasement des ceux qui se dressent sur sa route. Grâce à Patrice Louinet, le spécialiste incontesté de l’œuvre de Howard, nous découvrons un personnage plus sensible et plus raisonnable, fort loin des clichés habituels de la brute épaisse quasiment illettrée. Bien que représentant les derniers récits retraçant les aventures de ce héros emblématique de l’héroic fantasy, ces textes ne présument en rien de ce que seraient les dernières années de l’existence de Conan. Et tandis que Howard s’éloignait de plus en plus de la Fantasy pour s’intéresser aux histoires et légendes de sa région, ils s’imprègnent parfois d’un profond réalisme qui diffère profondément avec l’ambiance fantastique des premières nouvelles du cycle. Le premier récit, Les dents de Gwahlur, fait partie des histoires alimentaires qu’Howard rédigea en véritable mercenaire de l’écriture. Il a pour décor une anomalie géologique emplie de nombreuses cavernes et rivières souterraines où Conan retrouve Muriela, la danseuse corinthienne du cupide Zargheba qui lorgne sur les joyaux dissimulés dans ce monde souterrain. Elle fut publiée dans Weird Tales en mars 1935 sous le titre « Jewels of Gwalhlhur » (Les joyaux de Gwahlur), mais c’est la version tirée du carbone original fourni par Glenn Lord qui nous est proposée ici avec son véritable titre : « Teeth of Gwahlur ». On y notera les premiers essais de transcription littéraire du cadre géographique dans lequel baignait Howard. La seconde nouvelle, Au-delà de la rivière noire, est considérée comme l’une des meilleures aventures de Conan écrite par Robert Howard avec Les clous rouges. On y retrouve la thématique récurrente de l’auteur décrivant l’affrontement de la civilisation en marche contre la survivance de la barbarie primitive représentée par le peuple Picte, un adversaire familier du cimmérien. Située dans un territoire voisin de ceux où aimait déambuler Solomon Kane, un autre héros du grand écrivain Texan, elle nous raconte comment Conan, associé à un groupe de gardes frontières, mena une expédition punitive contre un sorcier de cette race de trancheurs de gorges hideusement peinturlurés. Une aventure qui tourne au désastre à cause de la faculté de ces êtres de ne faire qu’un avec l’écosystème où ils évoluent, à savoir une jungle sauvage dont seul Conan parviendra à s’extirper grâce à l’étincelle de barbarie qui perdure toujours en lui. Rédigée en continuation de Des loups au-delà de la frontière, ce texte, largement inspiré des récits de Robert W. Chambers, spécialiste des écrits sur la révolution américaine, se situe dans l’univers de l’Age Hyborien, mais sans la présence de Conan. Le récit suivant, Le maraudeur noir, est conçu comme une sorte de suite à Au-delà de la rivière Noire. On y revoit Conan opposé aux Pictes à travers une intrigue proche des histoires des premiers colons qui se déroule dans un paysage ressemblant fort aux Etats-Unis du XVII° siècle où des tribus féroces se livraient une guerre perpétuelle. Aux côtés de Conan, qui n’apparaît qu’à la moitié de l’histoire, émerge le personnage de Tina, une jeune orpheline terrifiée par les apparitions d’un mystérieux homme noir. Refusée par Weird Tales, cette nouvelle vit le jour sous sa forme originale grâce aux travaux de Karl Edward Wagner, le texte connu (et présenté dans les précédentes éditions françaises) n’ayant pas grand-chose à voir avec l’histoire initiale. On notera également que Howard, après le refus de Weird Tales, le retravailla en inventant un nouveau personnage, celui de Terence Vulmea, un pirate irlandais, amputant le récit de ses éléments surnaturels ainsi que des références hyboriennes pour en faire une simple aventure de pirates qui finit par paraître en 1976. Le quatrième texte, Les mangeurs d’hommes de Zamboula, est une histoire purement alimentaire imprégnée d’une ambiance orientale empruntée à ses nouvelles mettant en scène des héros comme El Borak, Francis X. Gordon ou Kirby O’Donnell. Elle se déroule dans une étrange cité dont les habitants se terrent chez eux la nuit tombée pour ne pas tomber entre les griffes des anciens esclaves évadés devenus mangeurs d’hommes pour survivre qui arpentent les rues dés que les ténèbres s’épaississent. Mais c’est surtout le dernier texte du livre, Les clous rouges, qui attirera légitimement l’attention. Dernière aventure de Conan, c’est aussi la plus célèbre, et elle a bénéficié notamment d’une remarquable adaptation en BD œuvre du grand dessinateur Barry Windsor Smith. Inspirée par ses conservations avec Novalyne Price, sa compagne d’un temps, sur la prépondérance du sexe dans la mentalité humaine et sur les perversions engendrées par la dégénérescence d’une civilisation. D’abord appelée La flamme rouge elle prit corps en s’appuyant sur un autre récit, Xuthal le crépusculaire, publié dans Conan le Cimmérien et narre le séjour de Conan et de Valéria, une valeureuse femme pirate de la Fraternité Rouge entre les murs de Xuchotl, une cité pourrissante dans le style de celle décrite par H.P. Lovecraft ou l’anormal devient normal et dont les habitants vivent totalement coupés du monde regroupés autour d’une femme maléfique. Parcourue par des thèmes comme le vampirisme et le lesbianisme, cette histoire est l’une des plus cruelles et des plus sexuées mettant en scène le fameux barbare, tout en représentant une sorte d’allégorie avec sa relation tourmentée avec Navalyne, tout en retranscrivant l’atmosphère de corruption charnelle qui hantait la propre maison de Howard où sa mère agonisait lentement. Marquée par la fatalité de la dégénérescence ultime, ce récit est empli d’une sombre lyrisme et Weird Tales débuta sa publication en serial alors que Howard venait de suicider, la terminant le mois où l’annonce de sa mort paraissait dans le magazine. Enrichi de nombreux matériels inédits ce livre est une formidable mine d’informations pour tous les fans du farouche cimmérien et pour les amateurs de Fantasy en général venant en conclure à merveille cette intégrale que Patrice Louinet offre au public français après sa parution en langue anglaise. A noter que le livre présentée ici est une édition collector sous couverture cartonnée et jaquette illustrée en couleur par Gregory Munchess, également auteur des nombreuses illustrations noir et blanc qui enrichissent la lecture des histoires regroupées dans ce recueil, toutes tirées de carbones ou de tapuscrits originaux. A noter que cette luxueuse édition collector a été reprise en broché en juin 2009 par les éditions Bragelonne au prix de 25 €.
Nouvelles
◊ Le bassin de l’homme noir (The pool of the black one, in Weird Tales, 10/1933) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007 — Tr. : François Truchaud (révisée).
◊ Chimères de fer dans la clarté lunaire (Iron shadows in the moon, in Weird Tales 4/1934 sous le titre Shadows in the moonlight) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007 — Tr. : François Truchaud (révisée).
◊ La citadelle écarlate (The scarlet citadel) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007 — Tr. : Patrice Louinet.
◊ Le colosse noir : in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007 — Tr. : François Truchaud (révisée).
◊ Le diable d’airain (The devil in iron, in Weird Tales, 8/1934) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007. — Tr. : Patrice Louinet
◊ Le dieu dans le sarcophage (The god in the bowl) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007 — Tr. : Patrice Louinet.
◊ La fille du géant du gel (The frost-giant’s daughter) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007 — Tr. : François Truchaud (révisée)
◊ La maison aux trois bandits (Rogues in the house, in Weird Tales, 1934) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007 — Tr. : Patrice Louinet.
◊ Le Phénix sur l’épée (The Phenix on the sword, in Weird Tales, 12/1932) in Planète 24, 9/1965 — Ser. : Conan — Tr. : Jacques Bergier — ill. : Christian Broutin
● Réédition : in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007 (2 versions dont la première rejetée par Weird Tales) — Tr. : Patrice Louinet.
◊ La reine de la Côte Noire (Queen of the Black Coast, in Weird Tales, 6/1933) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007 — Tr. : François Truchaud (révisée)
◊ La tour de l’éléphant (The tower of the elephant, in Weird Tales, 3/1933) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007 — Tr. : Patrice Louinet.
◊ La vallée des femmes perdues (The vale of lost women) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007 — Tr. : François Truchaud (révisée).
◊ Xuthal le Crépusculaire (Xuthal ot the dusk, in Weird Tales, 9/1933 sous le titre The slithering shadow) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007 — Tr. : François Truchaud (révisée)
Poèmes
◊ Cimmérie (Cimmeria) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007 — Tr. : Patrice Louinet.
KULL
◊ Kull le roi barbare (Recueil)
Nouvelles Editions Oswald, 1980 — Crit. : Fiction 309 (Pierre Pelot)
SOLOMON KANE
Bruits d’ossements
Les cavaliers noirs de la mort (inachevé)
Le château du diable (achevée par J. Ramsey Campbell)
Les collines des morts
Des ailes dans la nuit
Des bruits de pas à l’intérieur
Des crânes dans les étoiles
Les enfants d’Asshur (achevée par J. Ramsey Campbell)
Les épées de la Fraternité
L’épervier de Baski (achevée par J. Ramsey Campbell)
La flamme bleue de la vengeance
La lune des crânes
La main droite du destin
La noire souillure (poème)
Poème sans titre (poème)
Le retour de Solomon Kane (poème)
Solomon Kane
La couronne d’Asa, de Gianluigi Zuddas (pastiche)
L’île du serpent à plumes, de Gianluigi Zudas (pastiche)
◊ Solomon Kane l’intégrale (Recueil) Dark Fantasy
Bragelonne-Fantasy, 8/2008 — 432 p., 22 € — Ser. : Solomon Kane — The savage tales of Solomon Kane, Ballantine Books, 1998 — Tr. : Patrice Louinet — Couv. & ill. : Gari Gianni — Sommaire :
● Bruits d’ossements (Rattle of Bones)
● Au-delà de la rivière Noire
● Les cavaliers noirs de la mort (inachevé)
● Le château du diable (achevée par J. Ramsey Campbell)
● Les collines des morts
● Les clous rouges
● Les dents de Gwahlur
● Des ailes dans la nuit
● Des bruits de pas à l’intérieur
● Des crânes dans les étoiles
● Les enfants d’Asshur (achevée par J. Ramsey Campbell)
● Les épées de la Fraternité
● L’épervier de Baski (achevée par J. Ramsey Campbell)
● La flamme bleue de la vengeance
● La lune des crânes
● La main droite du destin
● Les mangeurs d’hommes de Zamboula
● Le Maraudeur noir
● La noire souillure (poème)
● Poème sans titre (poème)
● Le retour de Solomon Kane (poème)
● Solomon Kane
● La couronne d’Asa, de Gianluigi Zuddas (pastiche)
● L’île du serpent à plumes, de Gianluigi Zudas (pastiche)
● Sur Solomon Kane
Précédente publication :
● in « Solomon Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°26, 3/1981, couverture de Nicollet, traduction de François Truchaud
● in « Le retour de Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°38, 3/1982, couverture de Nicollet, traduction de François Truchaud
Critiques : www.actusf.com (Florent) ; www.cafardcosmique.com (Nebal & Muad’dib) ; http://nemedie.free/ (Simon Sanahujas-Interview de Patrice Louinet) ; www.noosfere.com (Florent M) ; www.phenixweb.net (Chris de Savoie) → Salomon Kane est un personnage à part dans l’œuvre de Robert Howard. Bien qu’il ait créé ce héros en 1920, Howard n’écrira la première nouvelle le mettant en scène qu’en 1928, et elle paraîtra en août de cette même année dans le prestigieux magazine Weird Tales. Personnage des ténèbres au passé entouré de mystères, évoluant dans une pseudo-histoire riche en toutes sortes d’abominations et d’horreur, il surgit dans le sillage d’un crime atroce à la tombée de la nuit, il repart à l’approche de l’aube après avoir combattu et vaincu les êtres démoniaques à l’origine des tourments des pauvres mortels que nous sommes. Puritain et instrument du courroux divin, il a cependant comme seul ami un sorcier païen, et se rapproche plus du fanatique animée de folie que du dévot comme l’entend l’Eglise. Enveloppé d’un voile obscur sur ses origines, son nom renferme tout ce que nous devons savoir de lui : Solomon, en référence au roi biblique Salomon, pour l’aspect religieux et philosophe, et Kane, par rapport au premier tueur de l’humanité, un Caïn condamné à une perpétuelle errance. Grâce au formidable travail de Patrice Louinet, l’un des plus éminents spécialistes internationaux de Robert Howard et de son oeuvre (également maître d’œuvre dans les intégrale Conan proposées par Bragelonne) ce livre contient l’ensemble des aventures de Kane reconstituées à partir des manuscrits originaux (et non sur les nouvelles parus dans Weird Tales, comme c’est le cas dans l’édition anglo-saxonne), dans des traductions nouvelles non censurées, et sans chronologie artificielle. Pourvu d’une pertinente introduction et d’une longue postface (Genèse de Solomon Kane) de Patrice Louinet, il contient des Sources, ainsi qu’en Appendice des inédits (versions alternatives ou de travail) qui viennent s’ajouter au 12 textes réunies dans ce recueil exceptionnel ornés par la couverture en couleurs et les illustrations intérieures de Garry Gianni (le dessinateur howardien de ces dernières années !) qui permettra aux amoureux de ce aventurier errant et vagabond de patienter en attendant la sortie du film de Michael Bassett. Dés lors, afin de mieux rendre compte de l’ouvrage, nous présenterons les nouvelles qui le composent l’une après l’autre, chacune pourvue d’un court résumé. Bon voyage donc dans les aventures de ce personnage à part de l’univers howardien, né sûrement de son admiration pour certains duellistes, froid, aux nerfs d’acier, comme il en existait au XVI° siècle, qu’il abandonna curieusement au début des années 30, alors qu’il semblait promis à un brillant avenir et que Conan et Kull se profilaient dans son ombre. Mais Howard, qui abrégea lui-même sa courte existence à la fleur de l’âge, ne reste-t-il pas lui-même une énigme ?
Nouvelles
◊ Solomon Kane (Solomon Kane) sous le titre Red Shadows in Weird Tales, 8/1928 — Traduction française de François Truchaud sous le titre Ombre rouges in « Solomon Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°26, 3/1981, couverture de Nicollet.
→ Dans cette première nouvelle du cycle, le Puritain poursuit de sa vengeance implacable Le Loup, chef d’une brande de brigands responsables de pillages et de meurtres, dont celui d’une jeune fille dont Kane a recueilli le dernier souffle. Il le traque à travers l’Europe, puis jusqu’en Afrique, dans le village de cannibales où il a trouvé refuge. Le Puritain y rencontre pour la première fois le sorcier N’Longa, qui apparaîtra dans d’autres aventures.
◊ Des crânes dans les étoiles (Skull in the Stars) in Weird Tales, 1/1929 — Traduction française de François Truchaud in « Solomon Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°26, 3/1981, couverture de Nicollet. → Une courte nouvelle qui entraîne Kane, motivé par sa mission de combattre le mal et son désir de vérité, dans une lande de sinistre réputation hanté par une caricature d’être humain qui ne peut être blessé par aucune arme matérielle et dont il finira par apprendre le terrible secret.
◊ La main droite du destin (The right hand of doom) dans le recueil Red Shadows, Glen Lord, 1968 — Traduction française de François Truchaud in « Solomon Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°26, 3/1981, couverture de Nicollet.
→ Une histoire de « main diabolique » dans le style de La main du diable de Gérard de Nerval, qui se rapproche d’une autre nouvelle, Bruits d’ossements, par le fait que Solomon Kane y tient surtout le rôle d’un simple spectateur.
◊ Bruits d’ossements (Rattle of Bones) in Weird Tales, 6/1929 — Traduction française de François Truchaud in « Solomon Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°26, 3/1981, couverture de Nicollet.
Précédente publication :
● in « Solomon Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°26, 3/1981, couverture de Nicollet, traduction de François Truchaud
● in « Le retour de Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°38, 3/1982, couverture de Nicollet, traduction de François Truchaud
Critiques : www.actusf.com (Florent) ; www.cafardcosmique.com (Nebal & Muad’dib) ; http://nemedie.free/ (Simon Sanahujas-Interview de Patrice Louinet) ; www.noosfere.com (Florent M) ; www.phenixweb.net (Chris de Savoie) → Salomon Kane est un personnage à part dans l’œuvre de Robert Howard. Bien qu’il ait créé ce héros en 1920, Howard n’écrira la première nouvelle le mettant en scène qu’en 1928, et elle paraîtra en août de cette même année dans le prestigieux magazine Weird Tales. Personnage des ténèbres au passé entouré de mystères, évoluant dans une pseudo-histoire riche en toutes sortes d’abominations et d’horreur, il surgit dans le sillage d’un crime atroce à la tombée de la nuit, il repart à l’approche de l’aube après avoir combattu et vaincu les êtres démoniaques à l’origine des tourments des pauvres mortels que nous sommes. Puritain et instrument du courroux divin, il a cependant comme seul ami un sorcier païen, et se rapproche plus du fanatique animée de folie que du dévot comme l’entend l’Eglise. Enveloppé d’un voile obscur sur ses origines, son nom renferme tout ce que nous devons savoir de lui : Solomon, en référence au roi biblique Salomon, pour l’aspect religieux et philosophe, et Kane, par rapport au premier tueur de l’humanité, un Caïn condamné à une perpétuelle errance. Grâce au formidable travail de Patrice Louinet, l’un des plus éminents spécialistes internationaux de Robert Howard et de son oeuvre (également maître d’œuvre dans les intégrale Conan proposées par Bragelonne) ce livre contient l’ensemble des aventures de Kane reconstituées à partir des manuscrits originaux (et non sur les nouvelles parus dans Weird Tales, comme c’est le cas dans l’édition anglo-saxonne), dans des traductions nouvelles non censurées, et sans chronologie artificielle. Pourvu d’une pertinente introduction et d’une longue postface (Genèse de Solomon Kane) de Patrice Louinet, il contient des Sources, ainsi qu’en Appendice des inédits (versions alternatives ou de travail) qui viennent s’ajouter au 12 textes réunies dans ce recueil exceptionnel ornés par la couverture en couleurs et les illustrations intérieures de Garry Gianni (le dessinateur howardien de ces dernières années !) qui permettra aux amoureux de ce aventurier errant et vagabond de patienter en attendant la sortie du film de Michael Bassett. Dés lors, afin de mieux rendre compte de l’ouvrage, nous présenterons les nouvelles qui le composent l’une après l’autre, chacune pourvue d’un court résumé. Bon voyage donc dans les aventures de ce personnage à part de l’univers howardien, né sûrement de son admiration pour certains duellistes, froid, aux nerfs d’acier, comme il en existait au XVI° siècle, qu’il abandonna curieusement au début des années 30, alors qu’il semblait promis à un brillant avenir et que Conan et Kull se profilaient dans son ombre. Mais Howard, qui abrégea lui-même sa courte existence à la fleur de l’âge, ne reste-t-il pas lui-même une énigme ?
Nouvelles
◊ Solomon Kane (Solomon Kane) sous le titre Red Shadows in Weird Tales, 8/1928 — Traduction française de François Truchaud sous le titre Ombre rouges in « Solomon Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°26, 3/1981, couverture de Nicollet.
→ Dans cette première nouvelle du cycle, le Puritain poursuit de sa vengeance implacable Le Loup, chef d’une brande de brigands responsables de pillages et de meurtres, dont celui d’une jeune fille dont Kane a recueilli le dernier souffle. Il le traque à travers l’Europe, puis jusqu’en Afrique, dans le village de cannibales où il a trouvé refuge. Le Puritain y rencontre pour la première fois le sorcier N’Longa, qui apparaîtra dans d’autres aventures.
◊ Des crânes dans les étoiles (Skull in the Stars) in Weird Tales, 1/1929 — Traduction française de François Truchaud in « Solomon Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°26, 3/1981, couverture de Nicollet. → Une courte nouvelle qui entraîne Kane, motivé par sa mission de combattre le mal et son désir de vérité, dans une lande de sinistre réputation hanté par une caricature d’être humain qui ne peut être blessé par aucune arme matérielle et dont il finira par apprendre le terrible secret.
◊ La main droite du destin (The right hand of doom) dans le recueil Red Shadows, Glen Lord, 1968 — Traduction française de François Truchaud in « Solomon Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°26, 3/1981, couverture de Nicollet.
→ Une histoire de « main diabolique » dans le style de La main du diable de Gérard de Nerval, qui se rapproche d’une autre nouvelle, Bruits d’ossements, par le fait que Solomon Kane y tient surtout le rôle d’un simple spectateur.
◊ Bruits d’ossements (Rattle of Bones) in Weird Tales, 6/1929 — Traduction française de François Truchaud in « Solomon Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°26, 3/1981, couverture de Nicollet.
→ Une histoire d’Auberge Rouge et de vengeance démoniaque exercée d’outre-tombe avec, pour compagnon de voyage du Puritain, le français Gaston l’Armon, plus malhonnête qu’il le paraît de prime abord. Un récit où Kane ne participe guère à l’action, comme dans le titre précédent, La main droite du destin.
◊ Les collines des morts (The hills of the dead) in Weird Tales, 8/1930 — Traduction française de François Truchaud in « Le retour de Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°38, 3/1982, couverture de Nicollet.
→ La troisième nouvelle africaine du cycle de Kane. En compagnie du sorcier N’Longa, déjà rencontré dans Solomon Kane, il se rendra dans la Cité Silencieuse afin de combattre des morts-vivants vampires qui déciment une tribu africaine. C’est au cours de cette histoire qu’il recevra en présent de N’Longa, le mystérieux bâton vaudou qui deviendra l’un de ses attributs essentiels, au même titre que sa rapière, ses pistolets ou son chapeau à large bord.
◊ La lune des crânes (The moon of skulls) in Weird Tales en 2 parties, juin-juillet 1930 — Traduction française de François Truchaud in « Solomon Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°26, 3/1981, couverture de Nicollet. → C’est après Ombres rouges et avant Les collines des morts, le second voyage du Puritain sur le continent africain. Dans ce récit, il vient au secours d’une jeune vierge sur le point d’être offerte en sacrifice à Nakura, le Crâne du Mal, l’un des anciens dieux d’Atlantis que vénèrent encore les habitants de Négari, une ancienne colonie atlantidéenne. Une nouvelle inhabituellement longue qui s’apparente à la thématique des mondes perdus et où Howard semble moins à l’aise, car son langage est avant tout celui de l’histoire courte.
◊ La noire souillure (The one black stain) dans le recueil Red Shadows, Glen Lord, 1968
→ Un court poème, présenté en version originale et traduction, qui raconte l’exécution de Sir Thomas Doughty dans la Baie de San Julian, en 1578. L’occasion d’un face à face entre Solomon Kane et le célèbre Francis Drake. Un texte tiré du tapuscrit original fournit par Glen Lord.
◊ La flamme bleue de la vengeance (The blue flame of vengeance) texte tiré du tapuscrit original fournit pas Bill Cavalier.
→ Une nouvelle histoire de vengeance, un peu semblable au premier récit du cycle, Solomon Kane, qui raconte en même temps une opposition de classe, jeune homme sans terre et sans titre opposé à aristocrate plus âgé et plus puissant pour la domination du cœur d’une jeune fille, et qui rappelle en filigrane que le passé de Kane renferme des zones d’ombre guère à son avantage. Un récit sans éléments étranges ou surnaturels qui demeura dans les invendus à Argosy et Adventure, inédit dans le monde entier avant cette publication.
◊ Poème sans titre (Untitled poeme) texte tiré du tapuscrit original fournit par Glen Lord
→ Deux feuilles qui racontent une rencontre entre Sir Richard Grenville et le Puritain.
◊ Des ailes dans la nuit (Wings in the night) in Weird Tales, 7/1932 — Traduction française de François Truchaud in « Le retour de Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°38, 3/1982, couverture de Nicollet.
→ Encore une nouvelle appartenant à la période africaine de Kane. Il s’agit de l’une des plus réussie du cycle alliant parfaitement l’aventure avec le fantastique et l’apparition des harpies empruntées à la mythologie. On y voit le Puritain prendre le parti de la tribu africaine des Bogondi, qu’ils n’arrivent pas à sauver de la cruauté du clan des Akaanas. Ce qui déclenchera une véritable folie meurtrière de la part du Puritain guère en accord avec les idéaux chrétiens que son personnage est censé véhiculer.
◊ Des bruits de pas à l’intérieur (The footfalls within) in Weird Tales, 9/1931 — Traduction française de François Truchaud in « Le retour de Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°38, 3/1982, couverture de Nicollet.
→ Une autre nouvelle du cycle africain où Kane, capturé par des trafiquants d’esclaves, découvre avec eux un étrange mausolée qui renferme une redoutable abomination. Au cours de l’affrontement, le Puritain en apprendra plus sur le mystérieux bâton vaudou que lui a offert le sorcier N’Longa au cours d’une précédente aventure. Il s’agit là du dernier récit que Howard consacra à Solomon Kane avant de se tourner vers des héros plus musclés tels que Conan et Kull. ◊ Le retour de Solomon Kane (Solomon Kane’s homecoming) in Fanciful Tales 1, 1936 Traduction française de François Truchaud sous le titre Solomon Kane, la fin du voyage in « Le retour de Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°38, 3/1982, couverture de Nicollet.
→ Le troisième poème que Howard consacra à Solomon Kane. De retour dans son pays natal du Davonshire, le Puritain narre aux clients d’une taverne ses principales aventures, puis s’en va dans la nuit.
A ces récits s’ajoutent dans les appendices trois textes inachevés : Les cavaliers noirs de la mort,Le château du diable, et Fragment sans titre (John Silence), la première version de Bruits d’ossements, deux autres fragments sans titre Jeremy Hawk et Asshur, la seconde version de Les épées de la Fraternité émanation de La flamme bleue de la vengeance avec un Solomon Kane laissant la place à Malachi Grin, ainsi que la version de travail de Solomon Kane’s homecoming.
A titre d’information, nous mentionnerons les fragments complétés par J. Ramsey Campbell :
◊ Le château du diable (The castle of the devil) dans le recueil Red Shadows, Glen Lord, 1968 — Traduction française de François Truchaud in « Solomon Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°26, 3/1981, couverture de Nicollet.
◊ L’épervier de Baski (Hawk of Basti) dans le recueil Red Shadows, Glen Lord, 1968 — Traduction française de François Truchaud in « Solomon Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°26, 3/1981, couverture de Nicollet. ◊ Les enfants d’Asshur (The children of Asshur) dans le recueil Red Shadows, Glen Lord, 1968 — Traduction française de François Truchaud in « Le retour de Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°38, 3/1982, couverture de Nicollet.
Et pour les puristes on ajoutera encore l’ouvrage de Gianluigi Zuddas La malédiction de Solomon Kane, qui comprend les nouvelles L’île du serpent à plumes et La couronne d’Asa, traduit de l’italien par Jean-Pierre Moumon aux éditions Antares, collection Les Mémoires des Ténèbres, en octobre 1982, dans un tirage à 500 exemplaires.
Enfin, en ce qui concerne la France, on citera dans le domaine de la BD (Solomon Kane ayant fait l’objet d’une adaptation en comics aux USA) deux adaptations :
◊ Des crânes dans les étoiles (Texte de Roy Thomas/Dessins de Ralph Reese/Traduction de François Truchaud) in L’Echo des Savanes Spécial USA n°8, 3ème trimestre 1978
◊ Les collines de la mort (Texte de Roy Thomas/Dessins d’Alan Weiss et Neal Adams) in L’Echo des Savanes Sépcial USA n°9, 4ème trimestre 1978.
Toutes ces informations ainsi que les résumés de l’ensemble des nouvelles du cycle de Solomon Kane proviennent d’un dossier que j’ai publié dans les numéros 57,58 & 60 du fanzine Vopaliec SF, en 1983-1984.
Articles
► « La genèse de Solomon » par Patrice Louinet, postface à Solomon Kane l’intégrale, Bragelonne, 2008.
► « Interview de Patrice Louinet » par Simon Sanahujas à propos de la sortie de Solomon Kane l’intégrale sur le site http://nemedie.free/, 8/2008.
► « Introduction » par Patrice Louinet à Solomon Kane l’intégrale, Bragelonne, 2008.
Adaptations BD
◊ Bloodstar (Heroic Fantasy)
Scénario — Dessins : Richard Corben
In Métal Hurlant 47, 1/1980 — Métal Hurlant 48, 2/1980 — Métal Hurlant 49, 3/1980 — Métal Hurlant 59, 1/1981 — Métal Hurlant 60, 2/1981 — Métal Hurlant 61, 3/1981 — Métal Hurlant 62, 4/1981
SONYA LA ROUGE
◊ Sonya la Rouge (Recueil) Heroic Fantasy
Nouvelles Editions Oswald-Fantastique-Science-Fiction-Aventures
● Critiques : Démons & Merveilles 3 (Patrick Van Langhenhoven)
Livres
◊ Les dieux de Bal-Sagoth (Recuei) Heroic Fantasy
Bragelonne-Fantasy, 3/2010 — 480 p., 22 € — The gods of Bal-Sagoth — Tr. : Patrice Louinet — Couv. & ill. : Didier Graffet — Sommaire :
Introduction : Patrice Louinet
● Les dieux de Bal-Sagoth (The gods of Bal-Sagoth in Weird Tales, 12/1931)
● Le crepuscule du Dieu Gris (The Gred God passes in Dark mind, dark heart, Arkham House, 1962)
● Lance et croc (Spear and fang in Weird Tales, 7/1925
● Dans la forêt de Villefère (In the forest of Villefère in Weird Tales, 8/2005)
● La tête du loup (Wolfhead in Weird Tales, 4/2006)
● Le crâne vivant (Skull-face in Weird Tales, 10-11 & 12/1929 + carbone incomplet de Glenn Lord)
● Le moment suprême (The supreme moment tiré du tapuscrit original de Glenn Lord)
● Le feu d’Asshurbanipal (The fire of Asshurbanipal in Weird Tales, 12/1936)
● Les guerriers du Valhalla (Marchers of Valallah tiré du tapuscrit original de Glenn Lord)
● Les morts se souviennent (The dead remember tiré du carbone original fourni par Glenn Lord + d’Argosy, 15/08/1936)
● Querelle de sang (The man on the ground in Weird Tales, 7/1933)
● La maison d’Arabu (The house of Arabu In Avon Fantasy reader, 18/08/1952 + tapuscrit original de Glenn Lord)
Appendices
● Fragment sans titre. Turgoh O’Brien (Untitle fragment. The Dane came in… tiré du tapuscrit original de Glenn Lord)
● L’ombre du Hun (The shadow of the Hun tiré du tapuscrit original de Glenn Lord)
● Fragment sans titre. Sous l’éclat aveuglant… (Untitle fragment. Beaneath the glare… tiré du tapuscrit original de Glenn Lord)
● Entre haine et oubli : Patrice Louinet
● Notes sur les textes
Critiques : www.psychovision.net (Le Cimmérien) ; www.scifi-universe.com (Nicolas L.-«Les dieux de Bal-Sagoth : Voyages dans l’esprit d’un visionnaire »)
→ Avec ce septième volume que les éditions Bragelonne consacrent à l’œuvre de Robert E. Howard, Patrice Louinet, le spécialiste international du créateur de Conan, reprend sa plume pour nous offrir 12 nouvelles agrémentés d’appendices et de notes représentatives du travail de Howard dans le domaine de la Fantasy, de l’Horreur et du Fantastique, en excluant les textes portant sur les cycles de Conan, de Solomon Kane et de Kull, ayant fait ou devant faire l’objet de publications séparées. En vérité il s’agit là du premier tome d’une série de trois volumes qui s’efforceront de décortiquer pour les lecteurs français de nouvelles facettes de l’écriture du célèbre Two-Gun-Bob. Ce premier opus traitera de la première période de l’auteur, tirant son inspiration de sa passion pour l’histoire et la civilisation celtique. Turlogh O’Brien, le paria irlandais, ouvre le bal en occupant le rôle de héros dans la première nouvelle de ce recueil, Les dieux de Bal Sagoth (comme ce fut le cas pour L’homme noir publié dans le recueil Bran Mak Morn) qui annonce Les clous rouges (à retrouver dans les volumes consacrés à Conan) et en faisant une apparition dans le second, Le crépuscule du Dieu Gris, qui s’appuie sur une vieille saga islandaise faisant intervenir le dieu Odin en personne. Un Turlogh que l’on retrouve au sommaire des Appendices intégrés à ce volume à travers Un fragment sans titre et L’ombre du Hun, récit demeuré inachevé. Lance et croc, la nouvelle suivante, est un récit préhistorique dans la veine des histoires de Paul Anderson (un auteur méconnu en France) et aussi la première nouvelle publiée par Howard dans le magazine Weird Tales en 1924. Dans la forêt de Villefère, fait également partie de ses textes de jeunesse (il l’écrivit à 19 ans) mais appartient à la veine fantastique avec sa thématique du loup-garou, reprise également dans La tête de loup, l’équivalent d’une suite où l’on retrouve le personnage de De Montour, dont l’intrigue s’accompagne d’un enquête policière qui fournit à l’ensemble une ambiance semblable aux vieux films de la Hammer. Si Le crâne vivant, la plus longue nouvelle du recueil, est également parcouru par la fibre de l’investigation par son ancrage au cœur du brouillard londonien et l’omniprésence des policiers de Scotland Yard, elle peut également se rattacher au Fu Manchu de Sax Rohmer à travers la personnification du péril jaune dans le principal protagoniste de l’histoire qui conspire à la fin de l’hégémonie de la race blanche. Le moment suprême est un court texte fort sombre basé sur l’invasion de la Terre par une plante parasite sonnant le glas de l’espèce humaine, qui se conclut par la fin prophétique (quand on connaît celle de Howard) du seul homme capable de sauver l’humanité. Le feu d’Asshurbanipal correspond quant à lui à l’influence lovecraftienne avec la découverte par un aventurier américain et son compagnon afghan d’une cité perdue au cœur des sables avec des allusions aux Grands Anciens et même au fameux Necronomicon. Les guerriers du Valhalla préfigure le désir de Howard de centrer ses récits sur sa véritable passion, l’Histoire, et plus particulièrement celle de l’Ouest américain. C’est ainsi qu’il introduit le personnage de James Allison, un handicapé qui se souvient de ses vies antérieures où il était Hialmar le pré-viking parti à la découverte de ce qui allait être l’Amérique, qui provoquera la chute d’une cité précolombienne en libérant la déesse Ishtar, le tout saupoudré d’allusions à ce célèbres mythes, tels que Mu et l’Atlantide. Une histoire placée sous le signe de l’amour qu’Howard voua toute sa vie à sa région natale, le Texas, également au centre du récit Les morts se souviennent racontant la vengeance posthume d’une femme noire assassinée avec son mari par un homme blanc ivre qu’elle viendra hanter au point de le rendre fou. Une ambiance western que l'on retrouve aussi dans Querelle de sang mettant en scène un cow-boy qui ne veut pas mourir sans avoir tiré vengeance de son ennemi juré. Enfin, La maison d’Arabu s’inscrit plus directement dans la cadre d’une Fantasy aux influences mésopotamiennes particulièrement présentent dans des nouvelles de Conan telles que La reine de la Côte Noire, La maison aux trois bandits et Le colosse noir. Enfin le dernier texte, un fragment inachevé, nous ramène au tout début de la création de L’Age Hyborien imaginé par Howard. Une passionnante et longue postface intitulée Entre Haine et oubli vient clore ce volume en fournissant toutes sortes de précision sur l’élaboration des textes qu’il contient. Un livre que nous devons, une fois de plus, au travail de bénédictin de Patrice Louinet qui, s’appuyant sur des tapuscrits originaux, nous propose, souvent dans des premières publications mondiales, la traduction de textes n’ayant pas encore subi la censure des éditeurs américains, le tout accompagné des magnifiques crayonnés de Didier Graffet, qui rappellent par endroit ceux de l’illustre Roy Krenkel, autre talentueux illustrateur des territoires de la Fantasy. Pour les puristes, vous trouverez, ci-après, la composition du recueil US (Ace 1979 couverture San Julian) portant le même nom qui, comme vous le constaterez, est complétement différent : The Valley of the Worm featuring Niord Worm's-Bane; The Shadow Kingdom featuring Kull of Atlantis; Jewels of Gwahlur featuring Conan the Barbarian; Worms of the Earth featuring Bran Mak Morn; Kings of the Night featuring Cormac of Connacht; The Gods of Bal-Sagoth featuring Turlogh O'Brien; Hawks of Outremer featuring Cormac Fitzgeoffrey; Wings in the Night featuring Solomon Kane; Swords of Shahrazar featuring Kirby O'Donnell; and The Daughter of Erlik Khan featuring Francis X. Gordon (El Borak).
Articles de Robert E. Howard
► « L’Age Hyborien » (The Hyborian Age, in The Hyborian Age, Lany Coop, 1938) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007.
► « Deux histoires inachevées sans titre » (Untitled fragment) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007.
► « Liste de noms de pays », in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007
► « Notes sur divers peuples de l’Age Hyborien »(Notes on various people of the Hyborian Age) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007
► « Synopsis de La citadelle écarlate, du Colosse noir et d’un texte anonyme » (Untitled synopsis) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007.
Articles sur Robert E. Howard
► « R.E. Howard au cinéma » par Chris Dulon in Faille Temporelle 2, 7/1994.
► « Introduction » par Patrice Louinet in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007.
► « La saga de Conan » par Daniel Walther in Gandahar 2, 1973.
► « Un entretien avec Pascal Louinet, concepteur de Conan le cimmérien » par Gillossen sur le site www.elbakin.net , 9/2007.
► « Une genèse de l’Age Hyborien » par Patrice Louinet in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007.
◊ Les collines des morts (The hills of the dead) in Weird Tales, 8/1930 — Traduction française de François Truchaud in « Le retour de Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°38, 3/1982, couverture de Nicollet.
→ La troisième nouvelle africaine du cycle de Kane. En compagnie du sorcier N’Longa, déjà rencontré dans Solomon Kane, il se rendra dans la Cité Silencieuse afin de combattre des morts-vivants vampires qui déciment une tribu africaine. C’est au cours de cette histoire qu’il recevra en présent de N’Longa, le mystérieux bâton vaudou qui deviendra l’un de ses attributs essentiels, au même titre que sa rapière, ses pistolets ou son chapeau à large bord.
◊ La lune des crânes (The moon of skulls) in Weird Tales en 2 parties, juin-juillet 1930 — Traduction française de François Truchaud in « Solomon Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°26, 3/1981, couverture de Nicollet. → C’est après Ombres rouges et avant Les collines des morts, le second voyage du Puritain sur le continent africain. Dans ce récit, il vient au secours d’une jeune vierge sur le point d’être offerte en sacrifice à Nakura, le Crâne du Mal, l’un des anciens dieux d’Atlantis que vénèrent encore les habitants de Négari, une ancienne colonie atlantidéenne. Une nouvelle inhabituellement longue qui s’apparente à la thématique des mondes perdus et où Howard semble moins à l’aise, car son langage est avant tout celui de l’histoire courte.
◊ La noire souillure (The one black stain) dans le recueil Red Shadows, Glen Lord, 1968
→ Un court poème, présenté en version originale et traduction, qui raconte l’exécution de Sir Thomas Doughty dans la Baie de San Julian, en 1578. L’occasion d’un face à face entre Solomon Kane et le célèbre Francis Drake. Un texte tiré du tapuscrit original fournit par Glen Lord.
◊ La flamme bleue de la vengeance (The blue flame of vengeance) texte tiré du tapuscrit original fournit pas Bill Cavalier.
→ Une nouvelle histoire de vengeance, un peu semblable au premier récit du cycle, Solomon Kane, qui raconte en même temps une opposition de classe, jeune homme sans terre et sans titre opposé à aristocrate plus âgé et plus puissant pour la domination du cœur d’une jeune fille, et qui rappelle en filigrane que le passé de Kane renferme des zones d’ombre guère à son avantage. Un récit sans éléments étranges ou surnaturels qui demeura dans les invendus à Argosy et Adventure, inédit dans le monde entier avant cette publication.
◊ Poème sans titre (Untitled poeme) texte tiré du tapuscrit original fournit par Glen Lord
→ Deux feuilles qui racontent une rencontre entre Sir Richard Grenville et le Puritain.
◊ Des ailes dans la nuit (Wings in the night) in Weird Tales, 7/1932 — Traduction française de François Truchaud in « Le retour de Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°38, 3/1982, couverture de Nicollet.
→ Encore une nouvelle appartenant à la période africaine de Kane. Il s’agit de l’une des plus réussie du cycle alliant parfaitement l’aventure avec le fantastique et l’apparition des harpies empruntées à la mythologie. On y voit le Puritain prendre le parti de la tribu africaine des Bogondi, qu’ils n’arrivent pas à sauver de la cruauté du clan des Akaanas. Ce qui déclenchera une véritable folie meurtrière de la part du Puritain guère en accord avec les idéaux chrétiens que son personnage est censé véhiculer.
◊ Des bruits de pas à l’intérieur (The footfalls within) in Weird Tales, 9/1931 — Traduction française de François Truchaud in « Le retour de Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°38, 3/1982, couverture de Nicollet.
→ Une autre nouvelle du cycle africain où Kane, capturé par des trafiquants d’esclaves, découvre avec eux un étrange mausolée qui renferme une redoutable abomination. Au cours de l’affrontement, le Puritain en apprendra plus sur le mystérieux bâton vaudou que lui a offert le sorcier N’Longa au cours d’une précédente aventure. Il s’agit là du dernier récit que Howard consacra à Solomon Kane avant de se tourner vers des héros plus musclés tels que Conan et Kull. ◊ Le retour de Solomon Kane (Solomon Kane’s homecoming) in Fanciful Tales 1, 1936 Traduction française de François Truchaud sous le titre Solomon Kane, la fin du voyage in « Le retour de Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°38, 3/1982, couverture de Nicollet.
→ Le troisième poème que Howard consacra à Solomon Kane. De retour dans son pays natal du Davonshire, le Puritain narre aux clients d’une taverne ses principales aventures, puis s’en va dans la nuit.
A ces récits s’ajoutent dans les appendices trois textes inachevés : Les cavaliers noirs de la mort,Le château du diable, et Fragment sans titre (John Silence), la première version de Bruits d’ossements, deux autres fragments sans titre Jeremy Hawk et Asshur, la seconde version de Les épées de la Fraternité émanation de La flamme bleue de la vengeance avec un Solomon Kane laissant la place à Malachi Grin, ainsi que la version de travail de Solomon Kane’s homecoming.
A titre d’information, nous mentionnerons les fragments complétés par J. Ramsey Campbell :
◊ Le château du diable (The castle of the devil) dans le recueil Red Shadows, Glen Lord, 1968 — Traduction française de François Truchaud in « Solomon Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°26, 3/1981, couverture de Nicollet.
◊ L’épervier de Baski (Hawk of Basti) dans le recueil Red Shadows, Glen Lord, 1968 — Traduction française de François Truchaud in « Solomon Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°26, 3/1981, couverture de Nicollet. ◊ Les enfants d’Asshur (The children of Asshur) dans le recueil Red Shadows, Glen Lord, 1968 — Traduction française de François Truchaud in « Le retour de Kane » NEO/Fantastique-Science-Fiction-Aventures n°38, 3/1982, couverture de Nicollet.
Et pour les puristes on ajoutera encore l’ouvrage de Gianluigi Zuddas La malédiction de Solomon Kane, qui comprend les nouvelles L’île du serpent à plumes et La couronne d’Asa, traduit de l’italien par Jean-Pierre Moumon aux éditions Antares, collection Les Mémoires des Ténèbres, en octobre 1982, dans un tirage à 500 exemplaires.
Enfin, en ce qui concerne la France, on citera dans le domaine de la BD (Solomon Kane ayant fait l’objet d’une adaptation en comics aux USA) deux adaptations :
◊ Des crânes dans les étoiles (Texte de Roy Thomas/Dessins de Ralph Reese/Traduction de François Truchaud) in L’Echo des Savanes Spécial USA n°8, 3ème trimestre 1978
◊ Les collines de la mort (Texte de Roy Thomas/Dessins d’Alan Weiss et Neal Adams) in L’Echo des Savanes Sépcial USA n°9, 4ème trimestre 1978.
Toutes ces informations ainsi que les résumés de l’ensemble des nouvelles du cycle de Solomon Kane proviennent d’un dossier que j’ai publié dans les numéros 57,58 & 60 du fanzine Vopaliec SF, en 1983-1984.
Articles
► « La genèse de Solomon » par Patrice Louinet, postface à Solomon Kane l’intégrale, Bragelonne, 2008.
► « Interview de Patrice Louinet » par Simon Sanahujas à propos de la sortie de Solomon Kane l’intégrale sur le site http://nemedie.free/, 8/2008.
► « Introduction » par Patrice Louinet à Solomon Kane l’intégrale, Bragelonne, 2008.
Adaptations BD
◊ Bloodstar (Heroic Fantasy)
Scénario — Dessins : Richard Corben
In Métal Hurlant 47, 1/1980 — Métal Hurlant 48, 2/1980 — Métal Hurlant 49, 3/1980 — Métal Hurlant 59, 1/1981 — Métal Hurlant 60, 2/1981 — Métal Hurlant 61, 3/1981 — Métal Hurlant 62, 4/1981
SONYA LA ROUGE
◊ Sonya la Rouge (Recueil) Heroic Fantasy
Nouvelles Editions Oswald-Fantastique-Science-Fiction-Aventures
● Critiques : Démons & Merveilles 3 (Patrick Van Langhenhoven)
Livres
◊ Les dieux de Bal-Sagoth (Recuei) Heroic Fantasy
Bragelonne-Fantasy, 3/2010 — 480 p., 22 € — The gods of Bal-Sagoth — Tr. : Patrice Louinet — Couv. & ill. : Didier Graffet — Sommaire :
Introduction : Patrice Louinet
● Les dieux de Bal-Sagoth (The gods of Bal-Sagoth in Weird Tales, 12/1931)
● Le crepuscule du Dieu Gris (The Gred God passes in Dark mind, dark heart, Arkham House, 1962)
● Lance et croc (Spear and fang in Weird Tales, 7/1925
● Dans la forêt de Villefère (In the forest of Villefère in Weird Tales, 8/2005)
● La tête du loup (Wolfhead in Weird Tales, 4/2006)
● Le crâne vivant (Skull-face in Weird Tales, 10-11 & 12/1929 + carbone incomplet de Glenn Lord)
● Le moment suprême (The supreme moment tiré du tapuscrit original de Glenn Lord)
● Le feu d’Asshurbanipal (The fire of Asshurbanipal in Weird Tales, 12/1936)
● Les guerriers du Valhalla (Marchers of Valallah tiré du tapuscrit original de Glenn Lord)
● Les morts se souviennent (The dead remember tiré du carbone original fourni par Glenn Lord + d’Argosy, 15/08/1936)
● Querelle de sang (The man on the ground in Weird Tales, 7/1933)
● La maison d’Arabu (The house of Arabu In Avon Fantasy reader, 18/08/1952 + tapuscrit original de Glenn Lord)
Appendices
● Fragment sans titre. Turgoh O’Brien (Untitle fragment. The Dane came in… tiré du tapuscrit original de Glenn Lord)
● L’ombre du Hun (The shadow of the Hun tiré du tapuscrit original de Glenn Lord)
● Fragment sans titre. Sous l’éclat aveuglant… (Untitle fragment. Beaneath the glare… tiré du tapuscrit original de Glenn Lord)
● Entre haine et oubli : Patrice Louinet
● Notes sur les textes
Critiques : www.psychovision.net (Le Cimmérien) ; www.scifi-universe.com (Nicolas L.-«Les dieux de Bal-Sagoth : Voyages dans l’esprit d’un visionnaire »)
→ Avec ce septième volume que les éditions Bragelonne consacrent à l’œuvre de Robert E. Howard, Patrice Louinet, le spécialiste international du créateur de Conan, reprend sa plume pour nous offrir 12 nouvelles agrémentés d’appendices et de notes représentatives du travail de Howard dans le domaine de la Fantasy, de l’Horreur et du Fantastique, en excluant les textes portant sur les cycles de Conan, de Solomon Kane et de Kull, ayant fait ou devant faire l’objet de publications séparées. En vérité il s’agit là du premier tome d’une série de trois volumes qui s’efforceront de décortiquer pour les lecteurs français de nouvelles facettes de l’écriture du célèbre Two-Gun-Bob. Ce premier opus traitera de la première période de l’auteur, tirant son inspiration de sa passion pour l’histoire et la civilisation celtique. Turlogh O’Brien, le paria irlandais, ouvre le bal en occupant le rôle de héros dans la première nouvelle de ce recueil, Les dieux de Bal Sagoth (comme ce fut le cas pour L’homme noir publié dans le recueil Bran Mak Morn) qui annonce Les clous rouges (à retrouver dans les volumes consacrés à Conan) et en faisant une apparition dans le second, Le crépuscule du Dieu Gris, qui s’appuie sur une vieille saga islandaise faisant intervenir le dieu Odin en personne. Un Turlogh que l’on retrouve au sommaire des Appendices intégrés à ce volume à travers Un fragment sans titre et L’ombre du Hun, récit demeuré inachevé. Lance et croc, la nouvelle suivante, est un récit préhistorique dans la veine des histoires de Paul Anderson (un auteur méconnu en France) et aussi la première nouvelle publiée par Howard dans le magazine Weird Tales en 1924. Dans la forêt de Villefère, fait également partie de ses textes de jeunesse (il l’écrivit à 19 ans) mais appartient à la veine fantastique avec sa thématique du loup-garou, reprise également dans La tête de loup, l’équivalent d’une suite où l’on retrouve le personnage de De Montour, dont l’intrigue s’accompagne d’un enquête policière qui fournit à l’ensemble une ambiance semblable aux vieux films de la Hammer. Si Le crâne vivant, la plus longue nouvelle du recueil, est également parcouru par la fibre de l’investigation par son ancrage au cœur du brouillard londonien et l’omniprésence des policiers de Scotland Yard, elle peut également se rattacher au Fu Manchu de Sax Rohmer à travers la personnification du péril jaune dans le principal protagoniste de l’histoire qui conspire à la fin de l’hégémonie de la race blanche. Le moment suprême est un court texte fort sombre basé sur l’invasion de la Terre par une plante parasite sonnant le glas de l’espèce humaine, qui se conclut par la fin prophétique (quand on connaît celle de Howard) du seul homme capable de sauver l’humanité. Le feu d’Asshurbanipal correspond quant à lui à l’influence lovecraftienne avec la découverte par un aventurier américain et son compagnon afghan d’une cité perdue au cœur des sables avec des allusions aux Grands Anciens et même au fameux Necronomicon. Les guerriers du Valhalla préfigure le désir de Howard de centrer ses récits sur sa véritable passion, l’Histoire, et plus particulièrement celle de l’Ouest américain. C’est ainsi qu’il introduit le personnage de James Allison, un handicapé qui se souvient de ses vies antérieures où il était Hialmar le pré-viking parti à la découverte de ce qui allait être l’Amérique, qui provoquera la chute d’une cité précolombienne en libérant la déesse Ishtar, le tout saupoudré d’allusions à ce célèbres mythes, tels que Mu et l’Atlantide. Une histoire placée sous le signe de l’amour qu’Howard voua toute sa vie à sa région natale, le Texas, également au centre du récit Les morts se souviennent racontant la vengeance posthume d’une femme noire assassinée avec son mari par un homme blanc ivre qu’elle viendra hanter au point de le rendre fou. Une ambiance western que l'on retrouve aussi dans Querelle de sang mettant en scène un cow-boy qui ne veut pas mourir sans avoir tiré vengeance de son ennemi juré. Enfin, La maison d’Arabu s’inscrit plus directement dans la cadre d’une Fantasy aux influences mésopotamiennes particulièrement présentent dans des nouvelles de Conan telles que La reine de la Côte Noire, La maison aux trois bandits et Le colosse noir. Enfin le dernier texte, un fragment inachevé, nous ramène au tout début de la création de L’Age Hyborien imaginé par Howard. Une passionnante et longue postface intitulée Entre Haine et oubli vient clore ce volume en fournissant toutes sortes de précision sur l’élaboration des textes qu’il contient. Un livre que nous devons, une fois de plus, au travail de bénédictin de Patrice Louinet qui, s’appuyant sur des tapuscrits originaux, nous propose, souvent dans des premières publications mondiales, la traduction de textes n’ayant pas encore subi la censure des éditeurs américains, le tout accompagné des magnifiques crayonnés de Didier Graffet, qui rappellent par endroit ceux de l’illustre Roy Krenkel, autre talentueux illustrateur des territoires de la Fantasy. Pour les puristes, vous trouverez, ci-après, la composition du recueil US (Ace 1979 couverture San Julian) portant le même nom qui, comme vous le constaterez, est complétement différent : The Valley of the Worm featuring Niord Worm's-Bane; The Shadow Kingdom featuring Kull of Atlantis; Jewels of Gwahlur featuring Conan the Barbarian; Worms of the Earth featuring Bran Mak Morn; Kings of the Night featuring Cormac of Connacht; The Gods of Bal-Sagoth featuring Turlogh O'Brien; Hawks of Outremer featuring Cormac Fitzgeoffrey; Wings in the Night featuring Solomon Kane; Swords of Shahrazar featuring Kirby O'Donnell; and The Daughter of Erlik Khan featuring Francis X. Gordon (El Borak).
Articles de Robert E. Howard
► « L’Age Hyborien » (The Hyborian Age, in The Hyborian Age, Lany Coop, 1938) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007.
► « Deux histoires inachevées sans titre » (Untitled fragment) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007.
► « Liste de noms de pays », in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007
► « Notes sur divers peuples de l’Age Hyborien »(Notes on various people of the Hyborian Age) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007
► « Synopsis de La citadelle écarlate, du Colosse noir et d’un texte anonyme » (Untitled synopsis) in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007.
Articles sur Robert E. Howard
► « R.E. Howard au cinéma » par Chris Dulon in Faille Temporelle 2, 7/1994.
► « Introduction » par Patrice Louinet in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007.
► « La saga de Conan » par Daniel Walther in Gandahar 2, 1973.
► « Un entretien avec Pascal Louinet, concepteur de Conan le cimmérien » par Gillossen sur le site www.elbakin.net , 9/2007.
► « Une genèse de l’Age Hyborien » par Patrice Louinet in Conan le cimmérien, Bragelonne-Fantasy Collector, 10/2007.
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